Semaine du 12 juillet 2010
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Re: Semaine du 12 juillet 2010
Par cette vague de chaleur, un peu de poisson et un bon rosé!
Collioure Rosé Côté Mer 2008, La Rectorie IP Alain Bélanger, 26,80$
Un rosé de presse dont la fermentation se fait en barrique de quelques vins et un élevage sur lies. Un assemblage de différentes parcelles de grenache, carignan, counoise et syrah. Se nommait La Goudie auparavant.
La robe est de couleur fraise et bien brillante.
Un bouquet de fraises confites, quelques épices fines et de la réglisse.
La bouche offre une bonne mâche avec un beau volume, les tannins sont fins, l'acidité est bonne mais le 14% d'alcool apporte une certaine chaleur en fin de bouche ainsi que de l'amertume. La finale est longue et s'exprime sur un fruité plus confit. L'ensemble est bien vineux mais un peu chaleureux. Un fort joli rosé mais un bon cran sous celui de Cotat.............vraiment différent en texture. 16,5/20.
L'accord a été exceptionnel avec un poisson entier (omble chevalier) farçi aux échalottes, coriandre en grain et poivres roses. Un poisson incroyable.
Collioure Rosé Côté Mer 2008, La Rectorie IP Alain Bélanger, 26,80$
Un rosé de presse dont la fermentation se fait en barrique de quelques vins et un élevage sur lies. Un assemblage de différentes parcelles de grenache, carignan, counoise et syrah. Se nommait La Goudie auparavant.
La robe est de couleur fraise et bien brillante.
Un bouquet de fraises confites, quelques épices fines et de la réglisse.
La bouche offre une bonne mâche avec un beau volume, les tannins sont fins, l'acidité est bonne mais le 14% d'alcool apporte une certaine chaleur en fin de bouche ainsi que de l'amertume. La finale est longue et s'exprime sur un fruité plus confit. L'ensemble est bien vineux mais un peu chaleureux. Un fort joli rosé mais un bon cran sous celui de Cotat.............vraiment différent en texture. 16,5/20.
L'accord a été exceptionnel avec un poisson entier (omble chevalier) farçi aux échalottes, coriandre en grain et poivres roses. Un poisson incroyable.
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WineBoy
La dégustation à l'aveugle est une grande leçon d'humilité.

Michel Therrien- Messages: 3130
Date d'inscription: 01/06/2009
Age: 48
Localisation: Joliette
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Schématiquement la réduction est le contraire de l'oxydation, il s'agit donc d'un état où le vin est en quelque sorte en manque d'oxygène. Le jeu de l'élevage consiste à la maîtriser car c'est évidemment un état anti-oxydatif qui permet de peu apporter de sulfites durant le passage en grand contenants ( fûts ou cuves). Associés au CO2 résiduel il permet de moins "couvrir" artificiellement les vins non mis en bouteilles.
La réduction peu apparaître lorsque les lies sont assez grossières mais également lorsque les traitements soufrés ont été très nombreux - et surtout rapprochés, réguliers et tardifs- durant la campagne culturale de traitement et qu'il subsiste des mollécules de soufre sur les raisins. Le raisin synthétise lui même du soufre lors de la fermentation mais en dose modeste.
Pour résumer je dirais que la tolérance à la réduction est variable selon les dégustateurs car certains palais apprécient ses notes. Je suis en revanche farouchement contre celle-ci dans les vins embouteillés car il me semble qu'il s'agit surtout d'une "faute" oenologique si elle est détectable...mais ce n'est que mon humble avis.

Patrick Essa- Messages: 293
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 49

Re: Semaine du 12 juillet 2010
Michel Therrien a écrit:Yves Martineau a écrit:
2004 Château Léoville Barton St. Julien
Un vin d'une belle finesse, séveux, pur et très séduisant. L'élevage est encore présent (vanille) mais pas du tout envahissant. Délicieux. 91-92 pts
Je l'ai préféré au 2002 qui m'a semblé de facture similaire mais un peu mince.
Les préjugés sont difficiles à effacer malgré le gain franc des 3 Léovilles 2002 sur 2000 et 1998.
Faudra-t-il faire une comparaison 2002 vs 2004?![]()
Deux choses Michel:
1- Je n'ai pas de préjugé négatif contre les Médoc 2002, je les trouve plutôt bons dans l'ensemble, un millésime classique et réussi, des vins qui semblent pour beaucoup prêts à boire, ce qui n'enlève rien à leurs qualités.
2- J'ai trouvé Barton 2004 supérieur au 2002, en pure aveugle. Il n'y a pas de quoi tirer de conclusions sur l'ensemble d'un millésime (ni sur le biais du dégustateur!), mais simplement l'opinion du moment pour un amateur du cru et de la région, plus objectif que tu crois
3- Je n'ai rien contre une comparaison avec 2004, un millésime que je connais très peu mais que je devine parfois à l'aveugle par le jeu de l'élimination (facile à différencier des 2003 et 2005)
p.s. si tu comptes bien, ça fait trois choses...

Yves Martineau- Messages: 1328
Date d'inscription: 07/06/2009
Localisation: Montréal
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Quelques vins bus ce week-end:
2007 Domaine Rodolphe Demougeot Beaune Clos St-Désirée
Deuxième rencontre avec ce vin, fidèle à mes notes précédentes : Un très beau vin blanc, avec un nez relativement expressif, frais et pur, qui s’ouvre sur les fleurs blanches, le citron, les coquillages, les pêches et le silex. La bouche est impeccablement équilibrée, intense, ronde, et très savoureuse, avec une prédominance d’arômes métallique, minéral et de clémentines. Les vins blancs de ce producteur, que j’ai eu la chance de rencontrer brièvement en mars dernier, sont de haut niveau et valent les prix exigés. 91
2006 Catherine et Claude Maréchal Chorey-les-Beaune
Troisième expérience avec ce vin, qui continue de s’améliorer avec le temps qui file. Encore une fois un vin parfumé, profond, gourmand, épicé, et fruité. Un superbe accord avec le risotto aux champignons shiitake et pleurotes, et parmigiano reggiano. 90
2008 Les Héritiers du Comte Lafon Mâcon-Villages
Une IP de Séguin Robillard. Un nez discret, délicat, frais, offrant quelques arômes de beurre, de fleurs et une touche minérale. Une bouche de grande classe, réservée, équilibrée, mais quelque peu anonyme et appuyée par une bonne dose d’acidité. Sans surprise, le dernier verre fut le meilleur. Dans le style sans artifice, mais très bien fait. 89
2008 Claude Riffault Sancerre Les Chailloux
Une IP de Séguin Robillard. Un nez initialement réservé, mais d’une grande pureté, fin, minéral, avec des arômes de pétales de roses, de beurre et de silex. La bouche est aromatiquement précise, à la fois ronde, à la fois puissante, concentrée et tendue, appuyée par un fruité délicat et épicé. J’ai beaucoup aimé ce vin. 91
2007 Domaine Rodolphe Demougeot Beaune Clos St-Désirée
Deuxième rencontre avec ce vin, fidèle à mes notes précédentes : Un très beau vin blanc, avec un nez relativement expressif, frais et pur, qui s’ouvre sur les fleurs blanches, le citron, les coquillages, les pêches et le silex. La bouche est impeccablement équilibrée, intense, ronde, et très savoureuse, avec une prédominance d’arômes métallique, minéral et de clémentines. Les vins blancs de ce producteur, que j’ai eu la chance de rencontrer brièvement en mars dernier, sont de haut niveau et valent les prix exigés. 91
2006 Catherine et Claude Maréchal Chorey-les-Beaune
Troisième expérience avec ce vin, qui continue de s’améliorer avec le temps qui file. Encore une fois un vin parfumé, profond, gourmand, épicé, et fruité. Un superbe accord avec le risotto aux champignons shiitake et pleurotes, et parmigiano reggiano. 90
2008 Les Héritiers du Comte Lafon Mâcon-Villages
Une IP de Séguin Robillard. Un nez discret, délicat, frais, offrant quelques arômes de beurre, de fleurs et une touche minérale. Une bouche de grande classe, réservée, équilibrée, mais quelque peu anonyme et appuyée par une bonne dose d’acidité. Sans surprise, le dernier verre fut le meilleur. Dans le style sans artifice, mais très bien fait. 89
2008 Claude Riffault Sancerre Les Chailloux
Une IP de Séguin Robillard. Un nez initialement réservé, mais d’une grande pureté, fin, minéral, avec des arômes de pétales de roses, de beurre et de silex. La bouche est aromatiquement précise, à la fois ronde, à la fois puissante, concentrée et tendue, appuyée par un fruité délicat et épicé. J’ai beaucoup aimé ce vin. 91

Julien Martel- Messages: 903
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Age: 30
Localisation: Ste-Dorothée, Laval
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Julien Martel a écrit:
2008 Claude Riffault Sancerre Les Chailloux
Une IP de Séguin Robillard. Un nez initialement réservé, mais d’une grande pureté, fin, minéral, avec des arômes de pétales de roses, de beurre et de silex. La bouche est aromatiquement précise, à la fois ronde, à la fois puissante, concentrée et tendue, appuyée par un fruité délicat et épicé. J’ai beaucoup aimé ce vin. 91
Merci du CR...............j'en ouvre une sous peu! Un excellent vin dégusté à Sancerre à l'été 2009.
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Michel Therrien- Messages: 3130
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Age: 48
Localisation: Joliette
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Une p’tite soirée sous le thème du… sucre!
Riesling Spätlese, Norheimer Kirschheck, Nahe, Dönnhoff 2003:
Le nez sur le miel chaud et le citron confit rappelle le millésime, et les épices fines nous situent après quelques années de vieillissement. En bouche, l’équilibre est là, malgré le millésime solaire, avec le sucre qui tapisse la bouche mais aussi l’acidité qui rend le tout fabuleux à l’apéro. Vraiment un très beau vin, et qui me donne envie d’attendre encore un peu les plus beaux crus de ce millésime.
Vouvray « Clos de Bourg », Moelleux 1re trie, Domaine Huet 1989 :
Acheté en Suisse à l’automne 2007, je reluquais depuis bien longtemps cette bouteille poussiéreuse…
La couleur jaune dorée et bien brillante dénote de l’âge mais aussi un peu de botrytis, ce qui se retrouve aussi au nez, avec en plus des notes de gelée de coings, un peu de vernis à ongle. La bouche est volumineuse et bien ronde mais, encore là, l’acidité du chenin rend le tout très digeste. La finale, vaporeuse et fort longue, nous permet d’apprécier encore un peu cette grande dame qui mourut bien vite…
Vin de Paille, Côtes du Jura, Cave de la Muyre 2002 :
Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec les vins de paille, mais celui-ci s’est présenté sous un jour différent de ceux bus précédemment, jouant d’équilibre au lieu de vouloir en mettre plein la gueule avec du sucre à revendre. Peut-être aussi que les 2 vins précédents avaient préparé la bouche des convives à recevoir le truck-load de sucre… Belle expérience!
Martin
Riesling Spätlese, Norheimer Kirschheck, Nahe, Dönnhoff 2003:
Le nez sur le miel chaud et le citron confit rappelle le millésime, et les épices fines nous situent après quelques années de vieillissement. En bouche, l’équilibre est là, malgré le millésime solaire, avec le sucre qui tapisse la bouche mais aussi l’acidité qui rend le tout fabuleux à l’apéro. Vraiment un très beau vin, et qui me donne envie d’attendre encore un peu les plus beaux crus de ce millésime.
Vouvray « Clos de Bourg », Moelleux 1re trie, Domaine Huet 1989 :
Acheté en Suisse à l’automne 2007, je reluquais depuis bien longtemps cette bouteille poussiéreuse…
La couleur jaune dorée et bien brillante dénote de l’âge mais aussi un peu de botrytis, ce qui se retrouve aussi au nez, avec en plus des notes de gelée de coings, un peu de vernis à ongle. La bouche est volumineuse et bien ronde mais, encore là, l’acidité du chenin rend le tout très digeste. La finale, vaporeuse et fort longue, nous permet d’apprécier encore un peu cette grande dame qui mourut bien vite…
Vin de Paille, Côtes du Jura, Cave de la Muyre 2002 :
Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec les vins de paille, mais celui-ci s’est présenté sous un jour différent de ceux bus précédemment, jouant d’équilibre au lieu de vouloir en mettre plein la gueule avec du sucre à revendre. Peut-être aussi que les 2 vins précédents avaient préparé la bouche des convives à recevoir le truck-load de sucre… Belle expérience!
Martin
Martin Loranger- Messages: 402
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Hier soir, autour d’un BBQ bien juteux :
Morgon vv 2007 Guy Breton :
2e expérience avec ce vin, qui se présente mieux avec un peu d’air et à l’apéro qu’à table. Digeste et gouleyant tout en étant de qualité.
Côtes-du-Rhône village, Domaine Charvin, 2007 :
YVES!!!! Converti sûrement je ne serai point, mais renversé par la fraîcheur et l’équilibre de cette cuvée je fus. Avec du brontosaure su’l BBQ, ce fut divin. Équilibré, digeste, plein sans être lourd. Rapport Q/P à surprendre Houdini!
Morgon vv 2007 Guy Breton :
2e expérience avec ce vin, qui se présente mieux avec un peu d’air et à l’apéro qu’à table. Digeste et gouleyant tout en étant de qualité.
Côtes-du-Rhône village, Domaine Charvin, 2007 :
YVES!!!! Converti sûrement je ne serai point, mais renversé par la fraîcheur et l’équilibre de cette cuvée je fus. Avec du brontosaure su’l BBQ, ce fut divin. Équilibré, digeste, plein sans être lourd. Rapport Q/P à surprendre Houdini!
Martin Loranger- Messages: 402
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Martin Loranger a écrit:Hier soir, autour d’un BBQ bien juteux :
Côtes-du-Rhône village, Domaine Charvin, 2007 :
YVES!!!! Converti sûrement je ne serai point, mais renversé par la fraîcheur et l’équilibre de cette cuvée je fus. Avec du brontosaure su’l BBQ, ce fut divin. Équilibré, digeste, plein sans être lourd. Rapport Q/P à surprendre Houdini!
J'ai découvert ce vin avec ce millésime là et j'en ai fait provision. Vraiment un beau vin pour le prix. Me reste qu'à ouvrir une de mes bouteilles du C9P maintenant
Patrick

Patrick Ayotte- Messages: 660
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 32
Localisation: Ste-Julie
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Martin Loranger a écrit:
Côtes-du-Rhône village, Domaine Charvin, 2007 :
YVES!!!! Converti sûrement je ne serai point, mais renversé par la fraîcheur et l’équilibre de cette cuvée je fus. Avec du brontosaure su’l BBQ, ce fut divin. Équilibré, digeste, plein sans être lourd. Rapport Q/P à surprendre Houdini!
Très heureux que tu aies apprécié Martin, comme plusieurs ici d'ailleurs. Si tu en as d'autres, garde les quelques années, ils deviennent encore meilleurs.

Yves Martineau- Messages: 1328
Date d'inscription: 07/06/2009
Localisation: Montréal
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Un de mes incontournables, année après année :
Domaine Goisot st-bris 2008 : Nez plutôt mûr sur les agrumes, les pierres chaudes, une pointe de fumée et d’amande douce. La bouche est volumineuse, plutôt dense, bien éclatante. On sent davantage de gras que sur 2007, avec une expressivité aromatique plus intense également. Belle finale minérale et fumée. Un excellent rapport qualité/prix! Bien hâte de goûter à l’aligoté, ce qui devrait être fait dans les semaines à venir. Très bien.
Domaine Goisot st-bris 2008 : Nez plutôt mûr sur les agrumes, les pierres chaudes, une pointe de fumée et d’amande douce. La bouche est volumineuse, plutôt dense, bien éclatante. On sent davantage de gras que sur 2007, avec une expressivité aromatique plus intense également. Belle finale minérale et fumée. Un excellent rapport qualité/prix! Bien hâte de goûter à l’aligoté, ce qui devrait être fait dans les semaines à venir. Très bien.
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"Mes goûts sont simples, je me contente aisément de ce qu'il y a de meilleur" - Winston Churchill

Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 2289
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Localisation: Montréal
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Fin de semaine des plus agréables a Sacacomie avec notamment la visite de Luc Rodrigue et sa petite famille. L’occasion était trop belle pour ne pas se retenir. Au menu, truite sauvage et, surtout, un carré de cerf complètement hallucinant.
Les rosés :
Costières de Nîmes Rosé Cuvée Tradition 2009, Mas Carlot
Joli rosé au nez séduisant de fraise, de fleur blanche avec un poil de réglisse. Bonne ampleur couplée à une juste acidité donne un vin friand dont on se lasse difficilement. 15/20
Sancerre Chavignol Rosé 2008, François Cotat
Première expérience avec cette cuvée reconnue pour être l’un des meilleurs rosés français. Une robe saumonée aux reflets cerise légèrement trouble. Un nez précis, solide, presque puissant sur les épices, la cannelle, la fleur d’oranger et une touche de pruneau sec. La bouche surprend pas son côté bien sec, on sent une tension rarement rencontrée dans un rosé. Ciselé et doté d’une belle allonge, on est en présence d’un vin original qui donne plus l’impression d’un grand blanc. On devrait s’efforcer de le prendre à table. 16/20
Les blancs :
St-Bris 2008, Domaine Goisot
Un nez particulièrement intense, bien frais et très variétal (un sauvignon « text book »). Belle matière dense, quoiqu’un peu brute, avec une acidité élevée, donne un vin vif sans être mordant et combien intéressant. Vendu à prix d’ami. J’adore. 15/20
Sancerre Les Amoureuses 2008, François Crochet
Registre plus complexe avec une matière que l’on devine plus charnue tout en conservant une superbe fraîcheur qui donne à l’ensemble un côté fin et racé. Belle finale sur les amers. 16/20
Bourgogne Blanc 2008, Albert Grivault
La petite bombe de la fin de semaine! Issu de jeunes vignes (autour de 7 ans) sur une parcelle située en village, on est en présence d’un blanc gourmand au fruité bien défini. L’aspect boisé vient renforcer la comparaison avec un Meursault village de bon niveau. Concis et de bonne longueur, on voudrait pouvoir en acheter à la caisse tant son prix est doux! 15/20
Meursault premier cru Goutte d’Or 2007, Buisson-Charles
Histoire de bien situer le vin précédent, on se laisse tenter par cette magnifique bouteille. On entre à coup sûr dans une autre dimension : Tout est ici soigné, tendu et en même temps, combien généreux. Une longue finale aromatique et structurelle qui nous y fait revenir sans cesse. Grand vin et sans l’ombre d’un doute dans mon top 3 du week-end. 18+/20
Puligny-Montrachet premier cru Champ-Canet 2006, Étienne Sauzet
Une première bouteille pas nette (c’est ma deuxième mésaventure avec ce millésime). La seconde, prise le vendredi suite aux St-Bris et Amoureuses, n’a pu être comparé directement avec le Goutte d’Or. Dans un registre plus aérien (pêche blanche, mirabelle, fougère) avec un équilibre sans faille mais un peu moins tendu que le Meursault. Une finale avec beaucoup d’étoffe, presque saline. Superbe. 17/20
Les rouges :
Pomerol Château de Sales 1982 (magnum)
Une robe de belle tenue au pourtour briqué et affichant un bel éclat rubis. Le nez est bouqueté, aux accents tertiaires et développant de jolies notes truffées, d’épices douces, de figue et de fruits secs. Bouche tout en velours, corps moyen se présentant dans un ensemble fondu et délicat. Énergique, il culmine tout en finesse sur une finale presque vaporeuse. Un vin de méditation d’abord, puis, le format aidant, de réel plaisir. Belle émotion. 17/20
Gevrey-Chambertin Les Terres Blanches 2002, Charlopin Parizot
Un Gevrey assez féminin (à l’aveugle, j’aurais dit Chambolle), précis et doté d’un joli fruité (cerise sauvage) évoluant sur des notes fines de champignon. Bouche délicate, tanins fins, manque un peu de soutient en milieu de bouche et de longueur en finale malgré un ensemble élégant. Beau village à boire. 16/20
Dundee Hills Cuvée Laurène 2005, Domaine Drouhin Oregon
En comparaison directe, le vin se présente avec un côté plus viril, avec des tonalités invitantes de bois santal, de cerise/framboise noire et d’animal. Plus plein, avec une matière plus enveloppée, et des tanins peut-être moins effilés quoique ne manquant pas de finesse. Belle bouteille que l’on voudra conserver encore quelques années. 16.5+/20
Chateauneuf-du-Pape 2004, Château Rayas
Un vin d’esthète tant le nez est percutant et en même temps finement composé : fumée, cerise, épices exotiques (curry), sauge, fleur mauve avec une touche d’eucalyptus, voire d’olive noire. Une matière ciselée et de demi corps, des tanins encore serrés mais l’ensemble épuré se déploie avec assurance et énergie. On devine la profondeur et on comprend qu’il a les atouts pour traverser le temps sans soucis. Grand vin! 18.5/20
Pauillac premier grand cru classé 2002, Château Mouton Rothschild
Difficile de passer après autant de finesse, d’épaule et de puissance contrôlée. Ce Mouton en arrive pas moins à impressionner par son élégance naturelle et sa grande minéralité. Un nez de bonne intensité, sur la liqueur de cassis, la mine de crayon et un élevage soigné. En bouche, on distingue une belle densité, de la chaire et une tenue royale. Des tanins fins donnent un vin moyennement corsé qui se boit merveilleusement bien présentement. La classe! 17.5/20
Côte-Rôtie Les Grandes Places 2001, Jean-Michel Gérin
Un vin sombre, aux reflets bleutés. Un nez superbe de viande fumée, d’olive, de charbon, de poivre exotique évoluant sur un registre floral et animal de grande complexité. Impression d’une matière grasse, des tanins encore solides, l’ensemble est porté par une acidité parfaite et laissant place à une longue finale exquise. Encore jeune, il fît un mariage sensationnel avec le carré de cerf. Superbe! 18/20
Chateauneuf-du-Pape 2007, Clos des Papes
Passage en carafe d’environ 45 minutes et bu jusqu’aux petites heures, le vin s’est livré sans résistance. Puissant et gagnant en complexité sur des notes de griotte, de cerise noire, d’eau-de-vie de prune, de framboise sauvage et d’épices. La matière est dense et profonde : L’impression d’avoir un porto dans le verre n’est pas futile! L’ensemble est structuré et possède une acidité qui maintient habilement le tout en place. Autrement dit, le cochon arrive à voler! Et de lui-même en plus! La finale reste puissante, un poil chaude sans pour autant être lourde. Un vin équipé pour veiller tard et qui devrait faire une bouteille d’exception dans 10, voire plutôt 20 ans! 18+/20
Les sucrés :
Okanagan Valley Ehrenfelser Icewine 2006, See Ya Later Ranch
Un vin de glace qui, sans être complexe, offre une matière riche (presque 280g SR) dans un tout bien équilibré et de bonne finesse. De mémoire, c’était l’un des meilleurs Icewine dégusté lors de mon séjour dans la région, l’an dernier. 16/20
Riverina Noble One Botrytis Semillion 2004, De Bortoli
Un vin qui porte bien son nom tant le nez est bien botrytisé. S’ajoutent des tonalités d’abricot confit, de fleur d’orange et de caramel fin. Très belle liqueur, riche, presque lourd mais porté par une bonne acidité, et doté d’une complexité enviable, c’est une joyeuse alternative au Sauternes. 16/20
Mon podium:
1. Rayas 04
2. Goutte d'Or 07
3. Grandes Places 01
Les rosés :
Costières de Nîmes Rosé Cuvée Tradition 2009, Mas Carlot
Joli rosé au nez séduisant de fraise, de fleur blanche avec un poil de réglisse. Bonne ampleur couplée à une juste acidité donne un vin friand dont on se lasse difficilement. 15/20
Sancerre Chavignol Rosé 2008, François Cotat
Première expérience avec cette cuvée reconnue pour être l’un des meilleurs rosés français. Une robe saumonée aux reflets cerise légèrement trouble. Un nez précis, solide, presque puissant sur les épices, la cannelle, la fleur d’oranger et une touche de pruneau sec. La bouche surprend pas son côté bien sec, on sent une tension rarement rencontrée dans un rosé. Ciselé et doté d’une belle allonge, on est en présence d’un vin original qui donne plus l’impression d’un grand blanc. On devrait s’efforcer de le prendre à table. 16/20
Les blancs :
St-Bris 2008, Domaine Goisot
Un nez particulièrement intense, bien frais et très variétal (un sauvignon « text book »). Belle matière dense, quoiqu’un peu brute, avec une acidité élevée, donne un vin vif sans être mordant et combien intéressant. Vendu à prix d’ami. J’adore. 15/20
Sancerre Les Amoureuses 2008, François Crochet
Registre plus complexe avec une matière que l’on devine plus charnue tout en conservant une superbe fraîcheur qui donne à l’ensemble un côté fin et racé. Belle finale sur les amers. 16/20
Bourgogne Blanc 2008, Albert Grivault
La petite bombe de la fin de semaine! Issu de jeunes vignes (autour de 7 ans) sur une parcelle située en village, on est en présence d’un blanc gourmand au fruité bien défini. L’aspect boisé vient renforcer la comparaison avec un Meursault village de bon niveau. Concis et de bonne longueur, on voudrait pouvoir en acheter à la caisse tant son prix est doux! 15/20
Meursault premier cru Goutte d’Or 2007, Buisson-Charles
Histoire de bien situer le vin précédent, on se laisse tenter par cette magnifique bouteille. On entre à coup sûr dans une autre dimension : Tout est ici soigné, tendu et en même temps, combien généreux. Une longue finale aromatique et structurelle qui nous y fait revenir sans cesse. Grand vin et sans l’ombre d’un doute dans mon top 3 du week-end. 18+/20
Puligny-Montrachet premier cru Champ-Canet 2006, Étienne Sauzet
Une première bouteille pas nette (c’est ma deuxième mésaventure avec ce millésime). La seconde, prise le vendredi suite aux St-Bris et Amoureuses, n’a pu être comparé directement avec le Goutte d’Or. Dans un registre plus aérien (pêche blanche, mirabelle, fougère) avec un équilibre sans faille mais un peu moins tendu que le Meursault. Une finale avec beaucoup d’étoffe, presque saline. Superbe. 17/20
Les rouges :
Pomerol Château de Sales 1982 (magnum)
Une robe de belle tenue au pourtour briqué et affichant un bel éclat rubis. Le nez est bouqueté, aux accents tertiaires et développant de jolies notes truffées, d’épices douces, de figue et de fruits secs. Bouche tout en velours, corps moyen se présentant dans un ensemble fondu et délicat. Énergique, il culmine tout en finesse sur une finale presque vaporeuse. Un vin de méditation d’abord, puis, le format aidant, de réel plaisir. Belle émotion. 17/20
Gevrey-Chambertin Les Terres Blanches 2002, Charlopin Parizot
Un Gevrey assez féminin (à l’aveugle, j’aurais dit Chambolle), précis et doté d’un joli fruité (cerise sauvage) évoluant sur des notes fines de champignon. Bouche délicate, tanins fins, manque un peu de soutient en milieu de bouche et de longueur en finale malgré un ensemble élégant. Beau village à boire. 16/20
Dundee Hills Cuvée Laurène 2005, Domaine Drouhin Oregon
En comparaison directe, le vin se présente avec un côté plus viril, avec des tonalités invitantes de bois santal, de cerise/framboise noire et d’animal. Plus plein, avec une matière plus enveloppée, et des tanins peut-être moins effilés quoique ne manquant pas de finesse. Belle bouteille que l’on voudra conserver encore quelques années. 16.5+/20
Chateauneuf-du-Pape 2004, Château Rayas
Un vin d’esthète tant le nez est percutant et en même temps finement composé : fumée, cerise, épices exotiques (curry), sauge, fleur mauve avec une touche d’eucalyptus, voire d’olive noire. Une matière ciselée et de demi corps, des tanins encore serrés mais l’ensemble épuré se déploie avec assurance et énergie. On devine la profondeur et on comprend qu’il a les atouts pour traverser le temps sans soucis. Grand vin! 18.5/20
Pauillac premier grand cru classé 2002, Château Mouton Rothschild
Difficile de passer après autant de finesse, d’épaule et de puissance contrôlée. Ce Mouton en arrive pas moins à impressionner par son élégance naturelle et sa grande minéralité. Un nez de bonne intensité, sur la liqueur de cassis, la mine de crayon et un élevage soigné. En bouche, on distingue une belle densité, de la chaire et une tenue royale. Des tanins fins donnent un vin moyennement corsé qui se boit merveilleusement bien présentement. La classe! 17.5/20
Côte-Rôtie Les Grandes Places 2001, Jean-Michel Gérin
Un vin sombre, aux reflets bleutés. Un nez superbe de viande fumée, d’olive, de charbon, de poivre exotique évoluant sur un registre floral et animal de grande complexité. Impression d’une matière grasse, des tanins encore solides, l’ensemble est porté par une acidité parfaite et laissant place à une longue finale exquise. Encore jeune, il fît un mariage sensationnel avec le carré de cerf. Superbe! 18/20
Chateauneuf-du-Pape 2007, Clos des Papes
Passage en carafe d’environ 45 minutes et bu jusqu’aux petites heures, le vin s’est livré sans résistance. Puissant et gagnant en complexité sur des notes de griotte, de cerise noire, d’eau-de-vie de prune, de framboise sauvage et d’épices. La matière est dense et profonde : L’impression d’avoir un porto dans le verre n’est pas futile! L’ensemble est structuré et possède une acidité qui maintient habilement le tout en place. Autrement dit, le cochon arrive à voler! Et de lui-même en plus! La finale reste puissante, un poil chaude sans pour autant être lourde. Un vin équipé pour veiller tard et qui devrait faire une bouteille d’exception dans 10, voire plutôt 20 ans! 18+/20
Les sucrés :
Okanagan Valley Ehrenfelser Icewine 2006, See Ya Later Ranch
Un vin de glace qui, sans être complexe, offre une matière riche (presque 280g SR) dans un tout bien équilibré et de bonne finesse. De mémoire, c’était l’un des meilleurs Icewine dégusté lors de mon séjour dans la région, l’an dernier. 16/20
Riverina Noble One Botrytis Semillion 2004, De Bortoli
Un vin qui porte bien son nom tant le nez est bien botrytisé. S’ajoutent des tonalités d’abricot confit, de fleur d’orange et de caramel fin. Très belle liqueur, riche, presque lourd mais porté par une bonne acidité, et doté d’une complexité enviable, c’est une joyeuse alternative au Sauternes. 16/20
Mon podium:
1. Rayas 04
2. Goutte d'Or 07
3. Grandes Places 01

Patrick Désy- Messages: 1185
Date d'inscription: 02/06/2009
Age: 36
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Patrick Desy a écrit:Puligny-Montrachet premier cru Champ-Canet 2006, Étienne Sauzet
Une première bouteille pas nette (c’est ma deuxième mésaventure avec ce millésime). La seconde, prise le vendredi suite aux St-Bris et Amoureuses, n’a pu être comparé directement avec le Goutte d’Or. Dans un registre plus aérien (pêche blanche, mirabelle, fougère) avec un équilibre sans faille mais un peu moins tendu que le Meursault. Une finale avec beaucoup d’étoffe, presque saline. Superbe. 17/20
Gros week-end!
Merci pour le CR Pat. En ce qui a trait à la tension, je crois que le millésime y est pour beaucoup! Les 2006 de Sauzet constituent une réussite exceptionnelle, rien de moins! Ils avaient survolé la dégustation Puligny.
_________________
"Mes goûts sont simples, je me contente aisément de ce qu'il y a de meilleur" - Winston Churchill

Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 2289
Date d'inscription: 12/05/2009
Age: 27
Localisation: Montréal
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Merci pour le superbe CR Pat!
Concernant les Grandes Places, penses-tu que les tanins s'assagiront avant que le fruit disparaisse?
Je me demande combien de temps peuvent tenir ces "grandes cuvées" de Côte-Rôtie avant que le fruit disparaisse...
Martin
Concernant les Grandes Places, penses-tu que les tanins s'assagiront avant que le fruit disparaisse?
Je me demande combien de temps peuvent tenir ces "grandes cuvées" de Côte-Rôtie avant que le fruit disparaisse...
Martin
Martin Loranger- Messages: 402
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Patrick Desy a écrit:Chateauneuf-du-Pape 2004, Château Rayas
Un vin d’esthète tant le nez est percutant et en même temps finement composé : fumée, cerise, épices exotiques (curry), sauge, fleur mauve avec une touche d’eucalyptus, voire d’olive noire. Une matière ciselée et de demi corps, des tanins encore serrés mais l’ensemble épuré se déploie avec assurance et énergie. On devine la profondeur et on comprend qu’il a les atouts pour traverser le temps sans soucis. Grand vin! 18.5/20
cool! ou pas... j'en ai cassé une bouteille lors de mon déménagement...

Frederik Boivin- Messages: 609
Date d'inscription: 02/06/2009
Age: 37
Localisation: montréal
Re: Semaine du 12 juillet 2010
Martin Loranger a écrit:Merci pour le superbe CR Pat!
Concernant les Grandes Places, penses-tu que les tanins s'assagiront avant que le fruit disparaisse?
Je me demande combien de temps peuvent tenir ces "grandes cuvées" de Côte-Rôtie avant que le fruit disparaisse...
Martin
Perso, je pense qu'il n'y a rien d'agressant dans ce GP 2001. La trame tannique est encore certes bien présente mais le fruité et la fraîcheur viennent équilibrer le tout à merveille. L'accord à table avec une viande comme le cerf est d'ailleurs meilleur lorsqu'on a des tannins encore un peu virils.
Quant à la disparition du fruit - je suis d'avis que les grands vins conservent longtemps cet aspect fruité. J'en veux pour preuve encore ce we, le Ch de Salle 82 qui, bien que sur une palette tertiaire, laissait paraître un fruité encore frais et très fin. Un meilleur exemple serait probablement une LaLaLa!

Patrick Désy- Messages: 1185
Date d'inscription: 02/06/2009
Age: 36
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