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Semaine du 8 février

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Semaine du 8 février

Message par Michel Therrien le Lun 8 Fév 2010 - 19:45

Retour de croisière où nous avons dégusté une quantité de vins "sucreux" à l'acidité basse au royaume des vins américains/australiens/sud africains de petite facture. Nous avions le goût d'un vin o;u la fraicheur dominera sur un saumon cuit à l'unilatéral. Ma blonde voulait un chablis et moi, un rouge alors un petit peu de travail en descendant à la cave. J'ai gagné mais elle a beaucoup aimé.

Givry 1er cru Clos de La Servoisine 2001, Domaine Joblot
Une robe rubis pâle avec un ménisque qui commence à "tuilé".
Un registre olfactif avec des notes végétales qui me semblent être de "la grappe entière", des cerises et de la pivoine. La bouche offre un beau volume aux tannins fondus, une acidité bonne à vive et une finale plus structurelle sur des amères. Vin à son apogée où la fraicheur domine sur la chair. Pas un vin pour des gourmands mais plutôt pour des assoiffés de vins secs et tendus. 15,5/20.

ps: quelqu'un sait pourquoi Allen Meadows "a parlé" de ce domaine en 99 puis seulement de façon régulière à partir de 2003?

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Michel Therrien

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Re: Semaine du 8 février

Message par Frederick Blais le Mar 9 Fév 2010 - 0:10

Ce soir j'ai récupéré un lot de Mission Haut-Brion 79 et j'étais curieux de vérifier la qualité du vin.

Je suis toujours surpris de constater combien la mission et le Haut-Brion quitte plus rapidement que les autres grands vins de Bordeaux leur phase de fruit primaire, ce soir, on aurait dit que le vin a figé dans le temps en étant encore en phase secondaire. Ce Mission-Haut-Brion avait toutes les qualités d'un 89 avec un peu moins de corps. Après un carafage avec douceur, le vin a dégagé des arômes de fruits des champs, fleurs des bois et ces arômes typiques d'écorces d'arbre et fumée. En bouche, l'attaque est franche, il y a encore beaucoup de tannins au grain très fin, le tout bien enrobé d'un fruit encore présent. Longue finale sur les fleurs, fruits rouges et fumée. 11,5% d'alcool seulement
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Re: Semaine du 8 février

Message par Franz-E. Schürch le Mer 10 Fév 2010 - 1:11

Monthelie Les duresses 2006 Comte Lafon. Quel beau vin! La robe est rubis rosé de densité moyenne. Le nez est envoûtant d'arômes de griotte, de réglisse noire, de framboise, de mûre, de poire, de cuir, de chien mouillé, de terre et d'une petite touche de vanille. La bouche est à la fois pleine et délicate, expressive, nuancée, jouant du coude comme tout bon côte de beaune, mais aussi de l'esprit, presque comme un grand vin. La finale est longue et complexe. Ce n'est pas la première fois que je suis impressionné de la sorte par ce cru. Pierre Séguin en avait ouvert une bouteille, du millésime 2005, à une des fêtes bourguignonnes organisées par Michel Therrien l'hiver dernier. Je n'arrive tout simplement pas, comme disent les américains, à emballer ma tête autour du fait qu'il s'agit d'un "simple" Monthelie. Mais cela me ravit.
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Re: Semaine du 8 février

Message par Patrick Essa le Mer 10 Fév 2010 - 3:33

Chassagne-Montrachet Virondot 2005 - Domaine Marc Morey à Chassagne-Montrachet

Le premier cru de Virondot est un quasi monopole puisque le domaine Marc Morey en exploite la totalité et possède 95% de la surface. Les 5 % restant sont rachetés à la famille Baudrand en raisin. C'est une parcelle difficile à travailler car fort pentue en sa partie haute, caillouteuse et peu accessible aux engins mécaniques. Un vin "qui se mérite" car son coût de production est certainement l'un des plus élevés de la Côte des blancs, mais également un vin qui s'offre en raison de son caractère accessible dès sa prime jeunesse. En général assez tendu de part une situation de haut de coteau assez fraîche, il conserve une vraie gourmandise par sa texture élégante due à une exposition plein Est et ressemble à s'y méprendre aux partie hautes des Folatières à Puligny-Montrachet et à la noblesse racée des Grandes Ruchottes sises sur le même finage que lui. Les vins du domaine sont aujourd'hui vinifiés par Bernard Mollard et sa fille.
2005 est une année d'énergie, puissante, intense et exigente qui demandera de nombreuses années avant d'amadouer sa fougue, cependant sur ce cru le vin est avenant et semble djà bien en place pour se laisser boire à table.
De couleur jaune-or assez marquée mais sans évolution, le vin a semble t'il été cueilli mûr et sans excès de rendement; je suppose même une filtration minimum. Le nez s'exprime sur les silex frottés, la fleur de vigne et une fine trace de sauge. Un ensemble insinuant, précis à l'aération et parfaitement apte à combler les amateurs de grands blancs complexes... de terroir. Les arômes de goyave, de papaye et de mangue entraînent le palais sur des sentiers exotiques d'une fraîcheur idéale et cet ensemble parfumé est souligné par un équilibre acide-sucre proche de la perfection. La trame est complexe, peu marquée par l'élevage et d'une parfaite "balance". Longue finale sur les agrumes pour ce Virondot classique et "classieux"...Excellent.

Vosne-Romanée Les Petits Monts 1999 Domaine Pascal Chevigny à Vosne Romanée

Le cru est superbement placé au dessus des Richebourg et sans avoir la grâce des Reignots ou du Cros Parentoux peut donner des vins d'une vraie race et d'une superbe tension interne. J'ai même été souvent impressionné par ceux produits par les domaines Gerbet, Georges Noëllat ou par le domaine Sirugue. Bien sûr le cru n'égale pas la classe des grands crus situés en dessous et il ne peut se permettre de présenter une richesse aromatique comprable, mais son équilibre fin, élégant et aérien réussit souvent à me séduire. Terres orientées plein Est, assez pentue et caillouteuse, ce sont des sols exigents sur le plan cultural et le domaine Chevigny vinifie ici une micro-parcelle d'un peu plus d'une ouvrée qu'il se fait un devoir d'embouteiller les années de récolte suffisante.
Ce 99 se présente très sombre sur une robe à peine évoluée du côté de l'acajou et possède une turbidité assez forte. Les acents de griottes amères, de sauge, de menthe forment un nez qui possède une part végétale dominant un fruité sous jacent. Le fameux "trait de vert" de certains vins non égrappés est ici bien présent. La trame est riche, puissante, masculine et s'exprime avec des tanins un peu trop anguleux à mon goût. Cela donne une certaine raideur à la finale qui confine même à l'astringence. Le vin n'est pas mauvais et sa concentration remarquable plaide pour lui mais son austérité et sa finale sèche le pénalise quelque peu. Moyen +.




Grands-Echezeaux 1996 Domaine Georges Noëllat à Vosne Romanée:

Marie Thérèse Cheurlin Noëllat exploite -en compagnie de son fils Francis- 30a 28 ca de Grands Echezeaux au milieu du climat entre les parcelles de la maison Bichot et de la famille Lamarche. Cette zone relativement plane est légèrement inclinée vers l'est, assez argileuse sur le plan superficiel, marno-calcaire et parfaitement draînée, elle donne depuis fort longtemps l'un des meilleurs crus de la côte de Nuits car il sait allier la finesse et la puissance en vieillissant merveilleusement. Elle est située sur le finage de Flagey-Echezeaux comme l'ensemble des Echezeaux et une bonne moitié des Beaumonts. On connaît les remarquables production des domaine de la Romanée Conti, de la maison Drouhin et de feu le domaine Engel(domaine Eugénie de F.Pinot aujourd'hui), tous trois ont marqué les esprits en produisant une série de vins magnifiques dans les années 90 et 2000, mais on sait moins - médiatiquement parlant- que quelques petits domaines continuent de produire des vins racés et élégants qu'ils réservent à une clientèle fidèle d'habitués. Tel est le cas par exemple des domaines Desauney-Bissey, Mongeard, Coquard-Loison-Fleurot, Jean-Marc Millot et donc... de Georges Noëllat.
1996 est un millésime assez compliqué en Bourgogne car souvent vif, tendu et un peu austère en raison d'une maturité froide initiale des raisins et d'une certaine acidité constitutive. Les pinots ont toutefois mieux réussis que les crus issus du chardonnay en moyenne et se montrent parfaitement prêts à être bu aujourd'hui. Surtout dans le secteur Vosne-Chambolle qui a sans doute produit les meilleurs vins de la Côte cette année là.
Ce grands Echezeaux se montre encore jeune avec sa couleur légèrement orangée et assez soutenue qui posède encore de jois reflets rubis sur une turbidité basse. Le nez est très épicé et évolue favorablement à l'aération vers des notes de merise, de griotte et de cassis frais sur une ligne sous jacente fraîchement mentholée/chocolatée. La bouche est marquée par un élevage très discret et une matière riche, compacte et équilibrée autour d'une juste acidité. Les arômes de fraise des bois et de menthe se combinent en une finale souple, marquées par des tanins de qualité et une acidité montante du meilleur effet. Beaucoup de plaisir avec ce vin à la hauteur de son rang. Très bien.

Gevrey-Chambertin Les Cazetiers 2000 Maison Faiveley à Nuits Saint Georges:

Le cru Cazetiers est situé à Gevrey-Chambertin sur la partie nord du finage, dans ce que l'on appelle localement la Côte Saint Jacques. Historiquement considéré comme une tête de cuvée communale, il n'a pas eu la chance d'être classé en grand cru dans les années 1930 par l'institut des appellations d'origine car Il ne jouxtait pas le Chambertin. Une funeste erreur si l'on considère sa qualité mais une bénédiction pour les amateurs de crus recherchant un bon rapport qualité-prix. Son sol brun foncé, argilo-marneux et mêlés de rendzines légères à certains endroits est orienté vers l' Est sur une pente assez forte. Cela procure au vin un caractère masculin affirmé. Les Cazetiers sont des vins corsés, charnus et un peu sauvages qui ont besoin d'une longue maturation sous verre pour donner toute leur mesure. La maison Faiveley exploite ici un peu plus de 2 hectares de vignes et est avec le domaine Dupont-Tisserandot le plus gros producteur du climat.
2000, millésime en général souple, fruité et avenant ne fait pas partie des plus belles réussites de la Côte dans les 20 dernières années. Cependant son caractère gourmand et fluide lui permet d'être consommé avec bonheur relativement précocément sur des zones qui en général nécéssitent un long vieillissement.
Celui-ci est le parfait exemple d'un cru plein, parvenu fraîchement à maturité et capable de se bonifier encore une décennie au moins. Sa robe sombre sur des accents bruns foncés et une très légère brillance acajou, traduit une jeunesse encore affirmée. Les senteurs de pruneaux, de réglisse et d'épices douces se mêlent à une ligne nasale fumée sur-jacente, d'une rare complexité. l'ensemble olfactif est intense. Les arômes de pruneaux et de cacao amer magnifient une bouche stricte, aux tanins présents sans être jamais agressifs et l'élevage est désormais totalement imperceptible. La fougue d'une trame serrée signe une fois de plus ce magnifique terroir du nord de la Côte, sans doute le dernier climat septentrionnal de la Côte de Nuits a pouvoir revendiquer sans honte le titre de grand cru. Longueur magistrale... Un "grand" 2000. Très bien+

Aloxe-Corton 1er Cru les Moutottes 2007 Domaine Capitain à Ladoix Serrigny :


La vigne d'une superficie de 1 ha 44 a aujourd'hui près de 50 ans et est exploitée en totalité par le domaine Capitain de Ladoix-Serrigny. Les vins sont assez proches des Corton voisins et s'expriment en général avec une puissance contenue qui demande 5 bonnes années pour s'affirmer pleinement. La vigne pousse ici sur un sol argilo-calcaire de l'oxfordien moyen avec des calcaires marneux sous jacents. Aujourd'hui assez discret médiatiquement le domaine - 16 ha en exploitation - jouit cependant d'une réputation locale affirmée et s'étend jusque dans les grands crus Echezeaux et Clos de Vougeot en Côte de Nuits.
Cette bouteille de 2007 a été bue avec plaisr et nous a surpris par son bouchage de type "cork" en matière synthétique. Un choix fait par le domaine depuis quelques années.

La robe légère est brillante, jeune et de couleur rubis, elle ne présente aucune évolution. Les accents de fraise des bois, de framboise et de grains cassis évoquent les terres d'altitude, un peu froides ou coupées à maturité précoce, dans l'esprit d'un Hautes Côtes de Beaune ou d'un pinot du finage de Pernand. L'intensité nasale est bonne et la complexité du profil olfactif satisfaisante. La bouche quant à elle est fluide et dispose d'une acidité assez élevée dans le contexte de cette année de belle maturité pour les pinots. Matière souple, peu marquée par les tanins. Au final un vin qui se boit facilement, procure du plaisir mais manque de densité et de puissance pour un premier cru d'Aloxe. Longueur moyenne. Assez bien.
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Patrick Essa

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Re: Semaine du 8 février

Message par Patrick Essa le Mer 10 Fév 2010 - 3:35

Franz-E. Schürch a écrit:Monthelie Les duresses 2006 Comte Lafon. Quel beau vin! La robe est rubis rosé de densité moyenne. Le nez est envoûtant d'arômes de griotte, de réglisse noire, de framboise, de mûre, de poire, de cuir, de chien mouillé, de terre et d'une petite touche de vanille. La bouche est à la fois pleine et délicate, expressive, nuancée, jouant du coude comme tout bon côte de beaune, mais aussi de l'esprit, presque comme un grand vin. La finale est longue et complexe. Ce n'est pas la première fois que je suis impressionné de la sorte par ce cru. Pierre Séguin en avait ouvert une bouteille, du millésime 2005, à une des fêtes bourguignonnes organisées par Michel Therrien l'hiver dernier. Je n'arrive tout simplement pas, comme disent les américains, à emballer ma tête autour du fait qu'il s'agit d'un "simple" Monthelie. Mais cela me ravit.

Dégusté il y a deux mois, j'étais moins enthousiaste. Mais bien entendu je ne remets pas en cause l'évaluation de Franz. Des sensations différentes...:

Monthelie Les Duresses 2006 Domaine Lafon

Très connue pour la production des ses blancs racés de Meursault, la maison Lafon produit également des rouges de grand style qui possèdent une délicatesse constitutive remarquable. Le terroir sous estimé des Duresses sur Monthelie est sans doute l'un des meilleurs crus de cette commune et donne régulièrement des vins charpentés et très parfumés sur des accents fumés et de cerise griotte très caractéristiques. Une terre un peu tardive mais sans doute l'un des plus complexes substrats géologiques de la Côte de Beaune.
Ce 2006 se présente sous une robe rubis, assez claire, brillante et d'une jeunesse parfaite. Les notes de fruits rouges, d'amandes amères et de céleri se combinent en un ensemble olfactif un peu herbacé pour l'heure, mais de belle intensité. La matière est fluide et bâtie sur des tanins peu abondants qui sont encore un rien anguleux sur un élevage très discret. Arômes de cassis, de griotte amère et de mûres pour une finale de longueur honorable. Un vin à attendre encore quelques années me semble t'il. Assez bien.
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Re: Semaine du 8 février

Message par Michel Therrien le Mer 10 Fév 2010 - 8:41

Encore une tonne de renseignements....merci Patrick!
Je retiens quelques domaines et le "trait de vert" de certaines vendanges entières.

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Re: Semaine du 8 février

Message par Patrick Essa le Mer 10 Fév 2010 - 13:03

Bonnes Mares 1999 Domaine Robert Groffier à Chambolle-Musigny

Le cru de Bonnes Mares a toujours eu la réputation de produire des vins solides, bouquetés et charpentés. Très complet et dense ces vins rivalisent sans doute en puissance avec le Chambertin ou le Richebourg et tous trois me semblent pouvoir emporter la palme de la longévité Côte d'Orienne avec le Rugiens-bas de Pommard. Le domaine Groffier possède ici une parcelle unique de 97 a et 27 ca qui est située juste au dessus de la carrière "Ponnelle" replantée il y a de nombreuses années maintenant. Son sol est incliné vers l'est exactement sur le même étage que le Clos de Tart en ses parties médiane et haute. Les sols bruns argilo-calcaires avec des marnes blanches sont ici plus profonds et moins caillouteux que la partie qui jouxte le village de Chambolle. Les vins y puisent une énergie interne absolument unique qui procure au vin une densité de texture époustouflante. La parcelle Groffier sise entre les vignes Peirazeau au septentrion, Roumier au dessus et Georges Lignier au sud est sans doute l'une des trois plus qualitatives de ce cru avec celle qu'exploite aujourd'hui Bruno Clair et celles du domaine Roumier.

Taillée en cordon de royat depuis de nombreuses années, labourée et cultivée de manière ultra-rigoureuse la vigne constitue sans doute un modèle absolu de perfection vigneronne. Je m'y rends parfois comme on va voir ce qu'il est possible de réaliser pour obtenir le plus haut degré de qualité possible au niveau des raisins, du choix de les conduire, de les contraindre, de les accoucher au fond. Le domaine récolte ainsi -assez tôt en moyenne par rapport à ses pairs- des raisins parfaitement sains,concentrés et mûrs qui ont une sève constitutive hors norme.

1999 est une année d'abondance et il fallait toute la discipline de vignerons consciencieux pour ne pas tomber dans l'excès de rendements car en dépit de ceux-ci les vins furent tout de même excellents... On comprends dès lors que la densité potentielle de l'année ne fut atteinte que dans les cas de récolte mesurée. Toutefois elle se montre aujourd'hui sous un jour avenant avec un fruit complexe et racé qui indique qu'il est possible de commencer à les consommer.

La robe rubis, sombre et juvénile évoque un vin beaucoup plus jeune, de turbidité faible et d'une parfaite pureté, elle tapisse les parois du verre de sa texture visqueuse. Les arômes de grain de cassis frais, de caroube et de girofle définissent un profil olfactif élégant, racé et très intense, d'une race formelle sidérante. L'élevage de 15 mois semble lui avoir convenu à la perfection tant il a préservé des aspects naturels et toniques dans la trame du vin. Les tanins d'une matière serrée sont polis à l'extrême et magnifiés par une acidité juste qui surligne de beaux arômes de fraise des bois, de framboise, de cacao et de poivre blanc sur une fine ligne mentholée. L'élevage est aujourd'hui en retrait et laisse place à un cru de très haut vol qui finit longuement. Un grand moment! Hors Classe.

sc
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Re: Semaine du 8 février

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Mer 10 Fév 2010 - 13:37

Du bien grand vin tout ça!!

Franz, il est vrai que le 2005 était exceptionnel!

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une superbe trouvaille

Message par Karl Duval le Mer 10 Fév 2010 - 13:41

Goûté en pure aveugle ce midi au 450 Henri-Bourassa Ouest un blanc que j'ai beaucoup aimé.

Mas Granier Les Marnes Coteaux du Languedoc 2008, code: 10786035, prix: 18.45$

De la fleur blanche, de la poire, anis, fruits tropicaux. En bouche beaucoup de fruits, une belle densité et une finale sec presque iodé ! Un rapport qualité-prix incroyable. À ne pas manquer.
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Un excellent vin ligérien!

Message par Michel Therrien le Mer 10 Fév 2010 - 14:11

Pour accompagner un filet d'hoplostète orange (orange roughy) grillé aux échalottes françaises et fenouil. En passant, quel beau poisson à prix plus que doux qui nous fait penser à Julie et Martin en Nouvelle-Zélande (le poisson en est d'origine!).

Savennières Trie Spéciale 2000, Domaine Baumard
Un domaine dont j'aime bien les vins dont la cuvée Jean Baumard, Le Clos du Papillon, Le Clos Sainte-Catherine et Le Clos St-Yves. Le vin est issu d'une parcelle située entre le Clos du Papillon et le coteau de la Roche aux Moines.
La robe est jaune or/vert. Le bouquet est d'une grande complexité avec oui du coing et des pommes mûres mais surtout des épices dont l'anis en grain et le fenouil puis du miel et une pointe fumée. Un grand plaisir olfactif! La bouche est ronde et ample, l'acidité moyenne à bonne, une certaine densité qui a pris la place de la sucrosité de jeunesse. La finale est de bonne longueur sur les épices du registre olfactif. Un bel accord et un très beau vin. Je pense que j'avais payé environ 35$ il y a longtemps! 17/20.

NB: une cuvée produite rarement dont 89-90-95-97-2000-2003 et 2007. Gilles Martin représentait ce domaine....encore?

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Re: Semaine du 8 février

Message par Franz-E. Schürch le Mer 10 Fév 2010 - 17:51

Patrick Essa a écrit:
Franz-E. Schürch a écrit:Monthelie Les duresses 2006 Comte Lafon. Quel beau vin! La robe est rubis rosé de densité moyenne. Le nez est envoûtant d'arômes de griotte, de réglisse noire, de framboise, de mûre, de poire, de cuir, de chien mouillé, de terre et d'une petite touche de vanille. La bouche est à la fois pleine et délicate, expressive, nuancée, jouant du coude comme tout bon côte de beaune, mais aussi de l'esprit, presque comme un grand vin. La finale est longue et complexe. Ce n'est pas la première fois que je suis impressionné de la sorte par ce cru. Pierre Séguin en avait ouvert une bouteille, du millésime 2005, à une des fêtes bourguignonnes organisées par Michel Therrien l'hiver dernier. Je n'arrive tout simplement pas, comme disent les américains, à emballer ma tête autour du fait qu'il s'agit d'un "simple" Monthelie. Mais cela me ravit.

Dégusté il y a deux mois, j'étais moins enthousiaste. Mais bien entendu je ne remets pas en cause l'évaluation de Franz. Des sensations différentes...:

Monthelie Les Duresses 2006 Domaine Lafon

Très connue pour la production des ses blancs racés de Meursault, la maison Lafon produit également des rouges de grand style qui possèdent une délicatesse constitutive remarquable. Le terroir sous estimé des Duresses sur Monthelie est sans doute l'un des meilleurs crus de cette commune et donne régulièrement des vins charpentés et très parfumés sur des accents fumés et de cerise griotte très caractéristiques. Une terre un peu tardive mais sans doute l'un des plus complexes substrats géologiques de la Côte de Beaune.
Ce 2006 se présente sous une robe rubis, assez claire, brillante et d'une jeunesse parfaite. Les notes de fruits rouges, d'amandes amères et de céleri se combinent en un ensemble olfactif un peu herbacé pour l'heure, mais de belle intensité. La matière est fluide et bâtie sur des tanins peu abondants qui sont encore un rien anguleux sur un élevage très discret. Arômes de cassis, de griotte amère et de mûres pour une finale de longueur honorable. Un vin à attendre encore quelques années me semble t'il. Assez bien.

Je ne trouve pas que nos impressions sont si différentes. J'étais seulement un peu enthousiaste, mais je suis assez d'accord dans l'ensemble avec ce que tu écris, à part le caractère herbacé que n'affichait pas la bouteille
que j'ai ouverte (du moins pas de façon dominante). Les 2006 me semblent assez souvent varier de cette manière toutefois: un vin se montre un peu herbacé, puis quelques mois plus tard c'est le fruit qui ressort. Quand ils se présentent ainsi sous leur meilleur jour, je les trouve très charmants, légers, mais charmants.
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Re: Semaine du 8 février

Message par Michel Therrien le Mer 10 Fév 2010 - 21:45

Rioja blanc Genoli 2008, Vina Ijalba Code SAQ: 00883033, 13,40 $
Un vin en carafe de 500 ml servi avec des calmars légèrement panés puis un burger de saumon! Pas tout les jours la fête mais j'ai eu du plaisir par un soir pré-congrès, seul à Qc au resto 48, près de l'hotel 71 dans le quartier Vieux-Port.
Un second vin à base de viura dans le dernier mois. Certes moins complexe que le Viña Tondonia Blanc Reserva 1991 de R. López de Heredia mais j'ai bien aimé. La robe est jaune paille. Le registre olfactif offre des fleurs blanches, des amandes, du melon et un peu de noisette. La bouche est ample avec peu de gras, une bonne acidité et un ensemble bien sec. Un vin de soif, peu long mais fort original et à prix dérisoire pour un "sans défaut"! 14/20. Il m'a fait penser à un muscadet mais sans "tranchant".

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Re: Semaine du 8 février

Message par Yves Martineau le Mer 10 Fév 2010 - 23:59

En direct de Québec, plusieurs beaux vins en deux soirs...

Clos Marie cuvée Simon 2006
CNP Charvin 2006
Morgon Lapierre 2008

pas facile la job.... Sad
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Re: Semaine du 8 février

Message par Karl Duval le Ven 12 Fév 2010 - 10:31

Ouvert hier :

1997 Domaine les Goubert Gigondas Cuvée Florence
À l’ouverture les nez est fidèle à mes souvenir « médicamenteux ». Après 30 minutes d’aération le vin change pour offrir un fruité d’un étonnante jeunesse…en bouche le fougueux boisé de jeunesse est maintenant fondu. Le vin démontre non seulement beaucoup de fruits, mais également des notes de cuirs et des épices. La matière est racé et d’un équilibre irréprochable. Délicieux !
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Re: Semaine du 8 février

Message par Julien Martel le Ven 12 Fév 2010 - 15:28

Mercredi soir, avec Gelco de FDV:

Bouchard Père et Fils Meursault 1er Cru Les Genevrières 2004
Ma deuxième et dernière bouteille de ce cru, que j’avais achetée à la LCBO pour 79$. La robe est toujours claire, avec quelques reflets verdâtres. Le nez est élégant, relativement complexe et davantage ouvert, offrant au fil de la soirée des arômes de pâtes d’amende, de citron, de citron confit, de fleurs blanches, de pommes mûres, et d’aneth ; une belle minéralité (un petit-je-ne-sais-quoi métallique) complète ce fort jolie nez. Mes notes précédentes sur la bouche demeurent toute aussi d’actualité : elle offre une richesse, un gras retenu, contrôlé, dans un équilibre d’ensemble remarquable, appuyé par une dose d’acidité à point. Épices, fleurs blanches et fruits blancs sont au rendez-vous. La finale est soutenue et riche. J’ai bien hâte de goûter aux 2006 qui se reposent en cave. 91-92.

Belle Vallée Pinot Noir Willamette Valley 2007
Une offrande de Gelco, servie à l’aveugle. Carafée environ 30 minutes. Le nez m’amène directement en Bourgogne, avec un fruité similaire à un Village ou un 1er Cru de la Côte de Beaune, offrant notamment des arômes d’épices et de fruits rouges, sans distinction particulière. La bouche trahit cependant son origine, avec une matière un peu sucrée et amère en finale, mais d’une belle densité. Considérant mes préjugés sur les pinots du Nouveau Monde, je dois cependant reconnaître la qualité de cette bouteille. 88-89
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Re: Semaine du 8 février

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Ven 12 Fév 2010 - 16:26

Lors d’un souper entre amis hier :

Hüet Le Haut-Lieu sec vouvray 2002 : Nez complexe et profond sur l’orange, la pêche, la fumée, le caillou chaud, le miel, la cannelle avec une touche végétale qui rappelle tantôt l’olive, tantôt le céleri. L’attaque est ample et grasse, puis le vin s’affine en bouche jusqu’à se montrer cristallin et tendu en finale. On aimerait un rien plus de densité en finale, mais ça demeure très bon! Je crois le 2005 supérieur toutefois. Très bien.

Château Latour-Martillarc blanc pessac-léognan GCC 2001 : Nez tonitruant et exotique sur des notes d’ananas, de papaye, de mangue, de fumée, d’asperge blanche et de miel. La bouche est vive, droite et très fraîche. Je trouve que le vin manque de fond en bouche – ce que le nez ne laissant pas présager. Je bois rarement des blancs du Bordelais et j’ai tout de même apprécié. Malgré une couleur foncée, le vin ne présentait pas de trace d’oxydation. Bien.

Château de Beaucastel châteauneuf-du-pape 1994 : Couleur étonnamment foncée, bien que translucide. Le nez est réjouissant, complexe et fondu, très typique : viande crue, sang, poivre, thym, fraise des champs, cuir et fleur fanée. En bouche, le vin est ample, fondu, mais peu dense, développant un superbe côté aérien. S’il ne possède pas la concentration des plus grands millésimes, il m’a procuré un rare plaisir à table! Excellent.

Domaine Tempier La Migoua bandol 1986 : Couleur beaucoup moins intense, mais très brillante néanmoins. Nez fin et complexe sur la prune, le thé des bois, la liqueur d’orange, la terre brune, le cuir et les herbes grillées. La bouche est fondue, patinée, mais pleine. Si le vin ne développe pas un grand volume, il montre une finale soutenue sur des tanins fondus et une acidité salivante. Excellent.

Dominus napa valley 1992 : Nez classique et complexe, profond qui, à l’aveugle, m’aurait probablement amené en rive-droite bordelaise plutôt qu’en rive-droite pacifique! On y trouve des notes de chocolat à la menthe, de tabac brun, de framboise, de poivron rouge grillé, de cèdre. La bouche est fraîche, plutôt élégante. On sent un certain gras. Il manque un je-ne-sais-quoi d’intensité, de profondeur pour que la bouche me laisse une impression similaire au nez. Finale de bonne longueur, bien équilibrée. Excellent.

Phelps Insignia napa valley 1999 : Nez immanquablement Nouveau Monde sur la prune mûre, le chocolat au lait, l’espresso, la vanille et le tabac sucré. L’ensemble affiche encore un boisé notoire qui gomme les nuances. On ne note cependant pas d’alcool. La bouche est du même registre, ample, riche, épaisse et grasse, irrémédiablement mûre sans toutefois que ce ne soit exagéré. Si le style de ce vin ne me convient pas, je dois admettre qu’il est bien construit et affiche un équilibre adéquat ainsi qu’une grande persistance aromatique. Très bien.

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Re: Semaine du 8 février

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Ven 12 Fév 2010 - 21:20

La capsule d’Aurélia d’aujourd’hui m’a donné envie de Banyuls … mais j’ai opté pour :

Domaine de la Rectorie Cuvée Parcé Frère banyuls 2007 : Nez appétissant de noix de grenoble grillées, de chocolat amer, de cerise juteuse, de tarte aux bleuets. L’attaque en bouche est large, opulente, riche. La texture est presque huileuse, mais l’ensemble n’est jamais lourd. Il est plutôt doux, caressant, parfumé. La finale, sur une pointe amère, est bien équilibrée, de longueur correcte et pas chaleureuse du tout. Un réel ravissement que ce comfort wine! Excellent.

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Re: Semaine du 8 février

Message par Michelle Champagne le Dim 14 Fév 2010 - 10:47

Givry 1er cru Clos Grand Marole Domaine Joblot 2007 Premier contact avec Joblot. Après avoir été bombardé de commentaires sur ce producteur, j'ai donc succombée avec les millésimes 2006 et 2007. Pour ma première bouteille, j'ai optée pour le 2007. Je n'ai pas été déçue. Rubis foncé, un nez assez discret: fruits rouges, griottes, écorces d'orange. En bouche, il y a les épices en rétro. Longueur plus que moyenne, belle acidité avec une pointe d'amertume en fin de bouche. Les tannins sont présents mais de qualités. Je dirais qu'il s'agit d'un Bourgogne "Masculin" qui ne fait pas dans la dentelle pour l'instant. Sérieux!

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Re: Semaine du 8 février

Message par Michel Therrien le Dim 14 Fév 2010 - 11:22

Michelle Champagne a écrit:Givry 1er cru Clos Grand Marole Domaine Joblot 2007 Premier contact avec Joblot. Après avoir été bombardé de commentaires sur ce producteur, j'ai donc succombée avec les millésimes 2006 et 2007. Pour ma première bouteille, j'ai optée pour le 2007. Je n'ai pas été déçue. Rubis foncé, un nez assez discret: fruits rouges, griottes, écorces d'orange. En bouche, il y a les épices en rétro. Longueur plus que moyenne, belle acidité avec une pointe d'amertume en fin de bouche. Les tannins sont présents mais de qualités. Je dirais qu'il s'agit d'un Bourgogne "Masculin" qui ne fait pas dans la dentelle pour l'instant. Sérieux!

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Merci Michelle du partage.
Si jamais tu veux mieux connaître le potentiel de ce vigneron, SéguinRobillard organise une belle dégustatio en mai.
Mercredi 26 mai 2010
Verticale Givry 1er cru Cellier aux Moines
10 millésimes (2006-1991)
Détails à venir.

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Re: Semaine du 8 février

Message par Mario Vaillancourt le Dim 14 Fév 2010 - 16:31

Pas beaucoup de temps pour lire et écrire ces jours-ci, beaucoup de boulot en plus de petites rénos à la maison mais voici ce que nous avons bu Vendredi soir :

Littorai 2006, Sonoma coast: Nez de fraise, nez un peu fumé mais sans excès. La bouche est très fraîche, une acidité bien soutenue, des tannins assez souples, l'ensemble est équilibré et de bonnelongueur. Très bien. J'aime beaucoup et ne fait pas trop ''californien'' comme Pinot.

Chateau Branaire 1995, St-Julien: Couleur assez évoluée, peu éclatante. Un nez moyennement expressif, floral, tabac, sous-bois. La bouche par ocntre est superbe, les tannins sont très veloutés et soyeux, une texture de bouche superbe, très bel équilibre aussi, une longueur fort appréciable, la bouteille n'est pas du tout fatiguée et nous en donne beaucoup. Très bien.
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Re: Semaine du 8 février

Message par Frederick Blais le Dim 14 Fév 2010 - 20:53

Chateau Giscours 2003 : Dernièrement quelques bordeaux 2003(lafleur, duhart millon, clerc millon, Lynch Bages) m'ont apparu dans une phase très intéressante. Ces derniers avaient une fraicheur, leur boisé intégré et un fruit mur qui se mariait à merveille me laissant présager que finalement certaines critiques avaient raisons à leur sujet. Par contre, ce soir Giscours n'étaient à ce niveau. Le nez explose de fruits très murs, groseille, framboise, cassis, une bonne dose de vanille, pain grillé, le tout sans tonus. La bouche suis dans la même veine, très grasse, fruits murs, finale courte sur le boisé grillé, acidité en désaccord avec l'ensemble. Plaisant mais on se lasse rapidement. 15/20
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Re: Semaine du 8 février

Message par Carl Gauthier le Dim 14 Fév 2010 - 21:07

bu ce dimanche

caiarossa 2004:

superbe belle bouteille, des tanins très bien intégrés, beaucoup de fruit et de bois qui explosent en bouche, une belle acidité qui nous amène vers une belle fraicheur dans l'ensemble. Je suis vraiment très satisfait et la 2e vas attendre un 3 ans avant d'être revisité. Je vais être à la recherche des 2005 c'est sûr.

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Re: Semaine du 8 février

Message par Gael Giraud le Lun 15 Fév 2010 - 9:37

Le domaine d’Eugénie est né du rachat du domaine René Engel par François Pinault en juillet 2006.
Le domaine, situé à Vosne-Romanée, est géré par Frédéric Engerer, gérant de Château Latour, et supervisé par Michel Mallard.

Le parcellaire, d’une surface de 7,5 hectares s’étend sur les communes de Vosne-Romanée, Vougeot et Flagey-Echezeaux.

Le domaine produit 5 appellations :

Clos-Vougeot : 1,36 ha
Grands-Echezeaux : 0,50 ha
Echezeaux : 0,55 ha
Vosne-Romanée 1er Cru « Aux Brûlées » : 1,05 ha
Vosne-Romanée village : 2,87 ha

Vosne-Romanée 1er Cru « Aux Brûlées » 2006 :
Belle couleur rubis, assez clair.
Nez très fruité, cerise, qui pinote.
Bouche fine et soyeuse, quelques notes de bois qui vont se fondre avec un peu de bouteille. Beaucoup d'élégance et belle longueur. Très aromatique.
Se boira très bien d'ici 3/4 ans.
Belle bouteille.

Puligny Montrachet 2006 Etienne Sauzet :
Nez légèrement beurré, agrumes, frais.
Belle acidité, grande fraîcheur, longueur, délicatesse. Très beau vin blanc, tapisse la bouche, potentiel de garde.

Gevrey Chambertin 2005 de A.Rousseau :
2ème rencontre avec ce gros bébé puissant, body buildé mais plein de fruit et de finesse. Définitivement trop jeune avec là aussi des notes de bois et des tanins un peu durs sur la gencive.
Me languis de regoûter ça dans 5 ans.

Chambolle Musigny 2004 de Mugnier :
Beau nez relativement discret mais fin. Bouche soyeuse mais manquant cruellement de fruits. Ne délivre pas ce qu'on attend d'un vin de ce prix-là.
Je ne le vois pas vraiment bien évoluer.

Climens 1972 :
Magnifique bouteille de 38 ans. Beaucoup de fraîcheur, du miel, des abricots. Belle longueur. Superbe vin.
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Re: Semaine du 8 février

Message par Michel Therrien le Lun 15 Fév 2010 - 9:41

Salut Gael,
Le Puligny 2006 de Sauzet est celui arrivé jeudi à la Signature?
Il en reste encore un peu dans le réseau.......les miennes sont à la cave!

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Re: Semaine du 8 février

Message par Gael Giraud le Lun 15 Fév 2010 - 9:42

Salut Michel,

oui, il s'agit de celui-ci.

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