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Éloge des défauts?

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Éloge des défauts?

Message par Yves Martineau le Sam 22 Oct 2016 - 9:29

C'est le titre de l'article de Véronique Rivest ce matin. Beau titre, mais je ne comprends pas son article, car il me semble que sa conclusion "la beauté, dans le vin comme chez les gens, réside souvent dans les défauts" n'est pas du tout démontrée par son article.

De quels défauts dans le vin fait-elle l'éloge?

http://plus.lapresse.ca/screens/e3120a9b-1212-4a17-b1cf-892b2d715c42%7C_0.html

Ça me semble plutôt une succession de lieux communs. À part dire que les vins aseptisés sont ennuyants (c'est un défaut en soi d'être aseptisé et sans personnalité), je ne saisis pas quels défauts sont souhaitables, elle semble plutôt les dénoncer (alcool excessif, vins lourds, déséquilibrés, etc.).



Vous comprenez mieux que moi?
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Re: Éloge des défauts?

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Sam 22 Oct 2016 - 9:35

Le titre a peu à voir avec le reste de l'article il me semble ... elle ne parle pas tant de plusieurs défauts mais décrie la hausse du taux d'alcool dans les vins.

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Re: Éloge des défauts?

Message par Michelle Champagne le Sam 22 Oct 2016 - 10:05

C'est un peu comme le titre de Ian: vouloir régler un problème et en créer un autre. Very Happy   "À force de rechercher la perfection, on a poussé un peu trop loin. Un taux d’alcool excessif dans un vin lui fait perdre son équilibre, mais il masque aussi son caractère. C’est une route vers l’homogénéisation."
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Re: Éloge des défauts?

Message par Ludwig Desjardins le Sam 22 Oct 2016 - 10:11

Michelle Champagne a écrit:C'est un peu comme le titre de Ian: vouloir régler un problème et en créer un autre. Very Happy   "À force de rechercher la perfection, on a poussé un peu trop loin. Un taux d’alcool excessif dans un vin lui fait perdre son équilibre, mais il masque aussi son caractère. C’est une route vers l’homogénéisation."

Ça c'est effectivement un des lieux communs les plus fréquentés du monde du vin...

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Re: Éloge des défauts?

Message par Yves Martineau le Sam 22 Oct 2016 - 10:32

Je vais oser un peu, quitte à me faire garocher des tomates pour l'iconoclasme : jusqu'à présent, je suis déçu de notre nouvelle chroniqueuse/plus-meilleure-sommelière-au-monde.

Certes, elle doit écrire pour un large public plutôt que des fous comme nous, mais ses articles ne suscitent que peu d'intérêt de ma part. Un Jean Aubry, dont je ne partage pas les goûts ou rarement, a le mérite de capter l'attention par sa verve et son style.
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Re: Éloge des défauts?

Message par Olivier Collin le Sam 22 Oct 2016 - 10:55

Je trouve au contraire son article très bon pour faire réfléchir Monsieur et Madame Tout-le-monde à de réelles questions de fond concernant le goût du vin. Certes il y a des raccourcis, mais quand on compare à ce qui s'écrivait auparavant dans La Presse... ou même aux chroniques actuelles de Karyne Duplessis Piché!

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Re: Éloge des défauts?

Message par Frederick Blais le Sam 22 Oct 2016 - 11:29

J'aime bien l'article et vous allez voir, on va en parler de plus en plus dans les prochaines années de homogénéisation de la viticulture et de la vinification.  On fait tous pareil, on choisit tous les mêmes clones, les mêmes densités, les mêmes produits chimiques, les mêmes levures, les mêmes barriques... bref on fait tous du vin ennuyeux maintenant!

La réchauffement climatique a très peu à voir avec les niveaux d'alcool, les changements à la vignes font en sorte que la maturité phénolique recherché arrivent plus tard qu'auparavant et avec plus d'alcool, car les jeunes vignes vigoureuses à haute densité de plantation concentrent les sucres avant les saveurs.

C'est évident que l'on fait quelque chose de pas bon aujourd'hui quand on regarde ce qu'il se faisait il y a 2-3 générations, alors que l'apprentissage empirique était encore plus prévalant. Est-ce que l'on voulait donner au vin des défauts, non mais on ne cherchait pas à tout contrôler, on laissait la nature aller et on communiait avec elle. Aujourd'hui on cré une mode qui s'appelle biodynamie, à l'époque c'était le gros bon sens!
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Re: Éloge des défauts?

Message par Yves Martineau le Sam 22 Oct 2016 - 11:47

Intéressant point de vue Fred, mais j'ai une vision un peu différente.

Il me semble que ça fait 15 ans que je lis sur la prétendue homogénéisation du vin, ce qu'on appelait aussi souvent la parkerisation....Il me semble au contraire que l'offre et la qualité sont en augmentation, notamment grâce à l'augmentation de la demande. Une simple logique économique.

Par ailleurs, Parker est quasi-retraité, le bio et le retour aux sources sont des valeurs très à la mode depuis quelques années, au point où le discours homogénéisation me semble déjà un vieux refrain dépassé....Cette impression que j'ai a contribué à mon ennui face à cet article, j'y voyais du réchauffé.

Je n'ai jamais eu autant de vins différents et distinctifs en cave que maintenant....je me fais des illusions?
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Re: Éloge des défauts?

Message par Frederick Blais le Sam 22 Oct 2016 - 12:10

Tu as raison, mais à moitié Smile

Il y a toujours eu cette offre de vins différents, mais on l'a souvent ignoré ou du moins la personne qui nous donne accès à ces vins l'ont ignorés.  Mais il est vrai que la nouvelle génération de jeunes vignerons est plus sensibilisés, mais on est encore loin de la généralité.

Maintenant il y a une ouverture, une demande, donc on nous offre ces vins.  Par exemple les Bojo nature sont souvent restés anonymes en IP et maintenant la SAQ se décide à les mettre en tablette en raison de la demande. Aussi les critiques en parlent plus, les vins ont des notes, s'ils ont des notes, on peu les vendre plus facilement.

L'offre de vins bio, nouveau genre, retour au source reste marginale par rapport à l'offre globale de vins sur la planète.  Mais le pourcentage de connaisseur qui s'y intéresse augmente à mon avis, c'est pour quoi on en entend plus parlé.
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Re: Éloge des défauts?

Message par Michelle Champagne le Sam 22 Oct 2016 - 14:32

Perso, j'aime bien la chroniqueuse/plus meilleure sommelière au monde. Elle vulgarise mais ce n'est pas insignifiant. Il y a longtemps que je n'ai pas lu M Aubry, je ne rappelle, par contre, qu'il était excellent dans les publi-reportages... Cela dit, je crois que l'homogénéité est de plus en plus d'actualité. La recherche de la maturité absolue rencontrée chez les producteurs bios et autres peut devenir un piège très bien expliqué par Frédérick.
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Re: Éloge des défauts?

Message par Michel Therrien le Sam 22 Oct 2016 - 14:40

Michelle Champagne a écrit:Perso, j'aime bien la chroniqueuse/plus meilleure sommelière au monde. Elle vulgarise mais ce n'est pas insignifiant. .

Je plussoie.

Pour Yves.....nous intéresser en tant que chroniqueur n'est pas chose aisée avec la somme de nos expériences, voyages, lectures, dégustations....mais de mon côté, je la trouve fort intéressante, pertinente et bien plus qu'Élise Lambert dans le JDM. Le meilleur ayant été Michel Phaneuf.

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Re: Éloge des défauts?

Message par Ludwig Desjardins le Dim 23 Oct 2016 - 0:23

D'accord avec Yves, le monde du vin à toujours été influencé par les modes et tendances du moment... je ne crois pas qu'en 1920 ou 1860 il y avait plus de diversité dans l'offre de vin!


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Re: Éloge des défauts?

Message par Michelle Champagne le Dim 23 Oct 2016 - 10:48

Ludwig Desjardins a écrit:D'accord avec Yves, le monde du vin à toujours été influencé par les modes et tendances du moment... je ne crois pas qu'en 1920 ou 1860 il y avait plus de diversité dans l'offre de vin!


Je suis d'accord sur le fait que les producteurs peuvent parfois devoir s'adapter aux goûts du jour...mais je crois que nous vivons présentement l'inverse où c'est l'amateur qui doit s'adapter à l'offre. La vinification traditionnelle, raisonnée, biologique, bio dynamique et nature ne sont pas des modes; il s'agit de philosophie. Un vigneron qui veut limiter au minimum les interventions, doit rechercher la maturité absolue du raisin et l'amateur vivre avec les inconvénients, s'il y a. Les vins natures avec leurs nez de culs de vaches sont désagréables à l'ouverture et soit tu acceptes ou soit tu prends la fuite....Mais il y a un danger qui guette cette belle diversité: la convergence du goût!
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Re: Éloge des défauts?

Message par Frederick Blais le Dim 23 Oct 2016 - 11:04

Ludwig Desjardins a écrit:D'accord avec Yves, le monde du vin à toujours été influencé par les modes et tendances du moment... je ne crois pas qu'en 1920 ou 1860 il y avait plus de diversité dans l'offre de vin!


La grosse différence c'est qu'il n'y a pas si longtemps, presque tout le monde était en bio, la technologie était bien différente!!! Tous les blancs macéraient sur peau, il n'y avait pas de pressoir pneumatique, tous les vins avaient 100% de rafle, il n'y avait pas d'égrappeur... Moins de diversité, mais beaucoup plus de personnalité,on était beaucoup plus proche de la nature et du produit pur.

Évidemment la diversité est plus grande aujourd'hui, parce que il y a 100 ans, il y avait juste du vin produit en Europe à part 2-3 exceptions et que commercialement, outre Bordeaux et Porto, peu de vins sortaient de leur pays.
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Re: Éloge des défauts?

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Dim 23 Oct 2016 - 13:02

Fred, ton argumentaire m’apparaît contradictoire. Tu décries l’homogénéisation du vin en faisant l’apologie d’une ère où existaient assez peu d’alternatives dans les modes de vinification! Comment les vins pouvaient-ils être plus différents si tout le monde vinifiait des blancs en macération pelliculaire, si tout le monde foulait au pied et conservait la rafle intégralement? De plus, l’absence de connaissances scientifiques (maturité phénolique, fermentation malo-lactique) limitait les options et les expérimentations. À mon avis, et pour caricaturer un peu, si on fait des vins plus homogènes maintenant, c’est surtout parce qu’il se produit beaucoup moins de vins défectueux (dilués, verts, victimes de la piqure acétique, matraqués par le soufre, refermentés en bouteille et tutti quanti) qu’avant! La vision que tu exprimes me semble empreinte d’un romantisme éculé.

Deux facteurs peuvent contribuer à une certaine homogénéisation de la production mondiale à mon avis : l’émergence de standards internationaux de qualité véhiculés par quelques journalistes très influents et la propagation de quelques cépages internationaux (chardonnay, cabernet, merlot, pinot) au détriment de variétés autochtones. Cette relative homogénéisation n’est toutefois pas due à une harmonisation des pratiques (probablement n’a-t-on jamais autant utilisé de techniques différentes de vinification) ni à une amélioration des connaissances, deux éléments qui ont avant tout servi à élever le niveau général de la production mondiale en termes qualitatifs.

Pour faire un lien avec l’article de Rivest, il me semble que la course à la concentration et à la maturité est davantage un phénomène de la fin des années 1990 et du début des années 2000. L’émergence de la biodynamie et du mouvement nature ont servi de contrepoids. On voit même d’importants châteaux bordelais tourner le dos au 100% fûts neufs ces dernières années.

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Re: Éloge des défauts?

Message par Frederick Blais le Dim 23 Oct 2016 - 14:55

Vincent, bien d'accord pour dire qu'il y avait moins de diversité au niveau de la vinification qu'aujourd'hui, mais cela n'équivaut pas pour autant à moins de diversité au niveau des vins. Comme je l'écris, les vins avaient plus de personnalité. Il y avait plus de différences à la vigne, plus de diversité génétique et c'est à la vigne que tout commence. Aussi comme on avait moins de connaissance scientifique, comme je l'écris aussi plus haut, c'est les connaissances empiriques qui faisaient la différence, et cela diffère énormément d'un domaine à l'autre. De plus la météo avait un gros impact, si l'on prend le risque ou pas d'attendre, de récolter avant ou après une pluie... Bref on avait moins de contrôle et d'information qu'aujourd'hui mais on prenait des décisions sur des émotions, chaque être humain a des émotions différentes. C'est pourquoi des vins comme Rayas ou les vins de Nicolas Jolis semblent des extra terrestre, car ils utilisent leurs sens et leurs émotions pour faire du vin et je ne crois pas qu'il y a 100 ans tout le monde en Chateau Neuf produisait du vin style Rayas. J'ai du boire facilement une centaines de vins entre 1920 et 1960 du Douro, Barraida, Dao, Rioja, Bordeaux, Bourgogne, Mosel en 2 mois cette année, et ce que l'on découvre est vraiment déroutant! Un ptit Bordeaux 1934 qui aurait fait la peau à plusieurs grands Bordeaux des années 80 ou encore un Côtes de Beaune 1964 qui en avait plus dans le corps que plusieurs grands crus de 15-25 d'âge en bouteille.

Aujourd'hui on prend des décisions sur des chiffres. C'est assez intéressant de comparer ce que les chiffres disent et ce que nos palais dégustent. Surtout lors des contrôles de maturités avant les vendanges. Les chiffres récolté en labo se trompent toujours d'environ 1 degré d'alcool.

Oui aujourd'hui il y a plus d'alternatives pour un domaine car on a plus de connaissances et on a partagé le savoir de plusieurs régions mais je reste convaincus qu'il y a moins de diversité à la vigne aujourd'hui qu'à l'époque et que tous ces joueurs qui font du volumes ou recherchent les points font les choses à peu près pareil. Combien de gens consultent Michel Rolland aujourd'hui, à l'époque il n'y avait pas ces courants.

La majorité des endroits, oui je dis la majorité et non pas tout le monde, font du vin comme on l'apprend à n'importe quelle université, prend tel clone, utilise telle densité, mets ces produits dans le sol et sur la vigne, utilise telle levure, attend 2 jours, 3mins et 45 secondes et tu décuves pour élever cela en barrique neuves avec x grammes de souffres. Tu appliques cette recette peut importe ou tu fais pousser du Cabernet... Je vais me répéter aussi, les gens qui font de la biodynamie n'ont rien inventé, c'était comme partout il n'y a pas si longtemps.

Je suis d'accord sur le fait que le niveau général des vins en jeune âge est drôlement meilleur avec l'avenue des technologies et l'amélioration des connaissances, mais c'est aussi en raison de cela que les vins se ressembles un peu trop et que l'on atteindra pas à nouveau avec ces méthodes les grands vins d'avant guerre. C'est évident, tout est différent maintenant. Est-ce que l'on est meilleur, ou pire, la réponse est dans la dégustation. Lorsque tu dégustes un petit vin des années soixante au Portugal versus son équivalent aujourd'hui c'est clair dans ma tête qu'aujourd'hui on se trompe si l'on veut faire du vin qui se conserve et se bonifie, mais si l'on veut faire un vin facile à apprécier et à vendre maintenant, alors oui on a raison. J'ai bu des Periquita 66 et 69 qui à l'aveugle m'apportait sur des vins fins 90 début 2000, je ne mettrais pas en cave le Periquita 2014 c'est évident!

Je reste toujours étonné de voir que plusieurs producteurs ne croient pas que les levures existes à l'état naturel, qu'ils n'ont jamais dégustés des vins d'autres producteurs outre dans les salons des vins et encore... Il y a très peu de passionnés de vins comme nous le somme dans le monde du vin! Heureusement il y en a! Et c'est pour cela qu'il y a des articles comme celui de Rivest et qu'il y a des forums pour échanger.

Dernier points à considérer, il y a plus de tout aujourd'hui mais il y a plus de gens qui consomment du vins aussi, je reste d'avis que le ratio est encore le même. Avec tous ces projets en Chine, en Inde et au Brésil pour faire du vin de masse, jusqu'à 3 récoltes par années dans certaines régions, la moyenne descend vite!
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Re: Éloge des défauts?

Message par Ludwig Desjardins le Dim 23 Oct 2016 - 20:12

Un autre cliché de l'article de Rivest, ce sont les chinois qui boivent du Lafite coupé au Coke... franchement...

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Re: Éloge des défauts?

Message par Yves Martineau le Lun 24 Oct 2016 - 7:39

C'est un cliché est-ce autant un mythe?

Je dois dire que ses compte-rendus de dégustation au bas de l'article me parlent beaucoup plus. C'est bien décrit et précis.
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Re: Éloge des défauts?

Message par remi chevalier le Lun 24 Oct 2016 - 12:06

Yves Martineau a écrit:C'est le titre de l'article de Véronique Rivest ce matin. Beau titre, mais je ne comprends pas son article, car il me semble que sa conclusion "la beauté, dans le vin comme chez les gens, réside souvent dans les défauts" n'est pas du tout démontrée par son article.

De quels défauts dans le vin fait-elle l'éloge?

http://plus.lapresse.ca/screens/e3120a9b-1212-4a17-b1cf-892b2d715c42%7C_0.html

Ça me semble plutôt une succession de lieux communs. À part dire que les vins aseptisés sont ennuyants (c'est un défaut en soi d'être aseptisé et sans personnalité), je ne saisis pas quels défauts sont souhaitables, elle semble plutôt les dénoncer (alcool excessif, vins lourds, déséquilibrés, etc.).



Vous comprenez mieux que moi?


Je ne vois pas d'incohérence. Son titre évoque le fait qu'elle aime les défauts dans le vin et son article explique les raisons pour lesquelles les vins sont maintenant très homogènes d'une année sur l'autre et ''exempt'' de défaut ou tout le moins sont beaucoup moins impacté par les aléas de la nature qu'il y'a 15 ou 20 ans. N'oublions pas que c'est un article pour un publique de lapress donc nous ne sommes pas dans une revue spécialisée et donc oui il y aura des clichés forcément. Finalement, sa conclusion revient sur le fait qu'il faut laisser un peu plus la nature faire puisque c'est dans les défauts qu'elles trouvent les vins intéressants tout comme les gens.
Il me semble que beaucoup de personnes ici devraient faire l'exercice d'écrire un article avec aussi peu de mots. Suite à cela nous aurions probablement des articles également exempt de défaut ;-)

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Re: Éloge des défauts?

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Lun 24 Oct 2016 - 12:41

Fred, tu jettes le bébé avec l’eau du bain! Si l’avancement des connaissances et des techniques ont harmonisé la production de vin, c’est essentiellement en éliminant les vins défectueux qui étaient produits autrefois. Je ne peux pas penser que tu considères que plus de connaissances et de moyens soient au détriment du monde du vin. C’est comme si tu disais que la médecine au Moyen-Âge était supérieure à celle d’aujourd’hui parce qu’à l’époque, c’était enseigné intuitivement d’un individu à l’autre! J’aime bien Rabelais, mais je n’aurais pas souhaité me faire opérer par lui!

Ne disais-tu pas lors de ton retour du Chili à quel point ce n’était plus un pays qui ne produit qu’en masse des vins anonymes? On y redécouvre des cépages autochtones, on y élève des vins en amphore, on cultive certaines parcelles en biodynamie … cela aurait été difficilement pensable il y a 20 ans et absolument impossible il y a cinquante ans. Cela se peut car les gens sont mieux formés, mieux informés et s’influencent les uns les autres. Quand tu parles de Chine et d’Inde, m’est avis que la production là-bas est probablement bien supérieure à ce qui se faisait en Californie il y a 100 ans, avant la prohibition.

J’aurais assurément aimé goûter en ta compagnie tous ces vieux vins que tu as bus ces derniers mois. Mais cet argument soufre d’un biais de sélection … tu ne bois que ceux qui ont survécu! Certes, on produisait à l’époque des vins qui se gardaient probablement plus longtemps … notamment parce qu’ils étaient imbuvables jeunes! D’équivaloir longévité et qualité me semble être une des fausses vérités les plus répandues dans le monde du vin. Une horizontale d’une vingtaine de Côtes de Bordeaux des années 30 bus à cinq ans était probablement nettement moins intéressante qu’une sélection similaire aujourd’hui. Et qui sait si un ou deux de ces vins ne survivra pas (par pure chance, comme probablement à l’époque) 80 ans?

Lorsque tu parles des vins produits il y a 15 ou 25 ans, je peux concevoir que ceux faits avant aient été supérieurs. La période d’après-guerre n’a guère été positive pour les vins qualitatifs, en France du moins. Le monde avait soif et c’était les années glorieuses de la chimie qui se substituait au travail. Mais les producteurs en sont revenus maintenant il me semble …

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Re: Éloge des défauts?

Message par Frederick Blais le Lun 24 Oct 2016 - 13:16

Bon Vincent, tu inventes des choses que je ne dis pas... je vais citer

Vincent Messier-Lemoyne a écrit:Fred, tu jettes le bébé avec l’eau du bain! Si l’avancement des connaissances et des techniques ont harmonisé la production de vin, c’est essentiellement en éliminant les vins défectueux qui étaient produits autrefois. Je ne peux pas penser que tu considères que plus de connaissances et de moyens soient au détriment du monde du vin.

Voilà ce que j'ai écrit plus haut:

Fred a écrit:Je suis d'accord sur le fait que le niveau général des vins en jeune âge est drôlement meilleur avec l'avenue des technologies et l'amélioration des connaissances, mais c'est aussi en raison de cela que les vins se ressembles un peu trop et que l'on atteindra pas à nouveau avec ces méthodes les grands vins d'avant guerre. C'est évident, tout est différent maintenant.

Vincent a écrit:Ne disais-tu pas lors de ton retour du Chili à quel point ce n’était plus un pays qui ne produit qu’en masse des vins anonymes? On y redécouvre des cépages autochtones, on y élève des vins en amphore, on cultive certaines parcelles en biodynamie … cela aurait été difficilement pensable il y a 20 ans et absolument impossible il y a cinquante ans. Cela se peut car les gens sont mieux formés, mieux informés et s’influencent les uns les autres. Quand tu parles de Chine et d’Inde, m’est avis que la production là-bas est probablement bien supérieure à ce qui se faisait en Californie il y a 100 ans, avant la prohibition.

Fred a écrit:Je ne nie pas du tout cela, je dis juste qu'à mon avis il y a plus de projets de nouveaux vins à chaque année qui ne sont pas intéressant que de nouveaux projets intéressants.  Le balancier n'est pas encore en faveur des projets intéressants à mon avis.  Je n'ai pas encore gouté de vins Indiens, mais ce que j'ai gouté du Brésil et de la Chine, je vais tenter ma chance avec un Californien d'il y a 100 ans Smile

Vincent a écrit:
J’aurais assurément aimé goûter en ta compagnie tous ces vieux vins que tu as bus ces derniers mois. Mais cet argument soufre d’un biais de sélection … tu ne bois que ceux qui ont survécu!

Sérieusement aucun biais de sélections.  Bon il y a des trucs que Mr Niepoort sait que c'est encore bon, mais j'ai acheté 24 bouteilles au hasard de vieux Portugais, un Barraida 1971 était moins intéressant mais pour le reste, c'était vraiment surprenant.  On a eu un Échézeaux 1947 de mort à mon avis, mais aussi des surprises avec des rosés des années 70 de Rioja.  Il y a vraiment beaucoup de gens qui passent et qui apporte un peu de tout, c'est presque une paulée à tous les jours.



Lorsque tu parles des vins produits il y a 15 ou 25 ans, je peux concevoir que ceux faits avant aient été supérieurs. La période d’après-guerre n’a guère été positive pour les vins qualitatifs, en France du moins. Le monde avait soif et c’était les années glorieuses de la chimie qui se substituait au travail. Mais les producteurs en sont revenus maintenant il me semble …[/quote]

J'aime bien ton hésitation ici.  Il y a évidemment des bonnes choses de la technologie évidemment, il faut combiner les 2 pour le mieux.  J'ai passé une journée avec une productrice d'Afrique du Sud qui est responsable de faire 200 millions de bouteilles par année, c'est que de la chimie!

Un autre viticulteur du Chili ne me croyait pas lorsque je lui disais que les vins de Niepoort n’était pas inoculés!  Il disait que c'était impossible!  Il vire fou lorsqu'on lui dit que parfois les fermentations durent 8 mois.

Évidemment que Bordeaux utilise moins de produits chimique que dans les années 60 ou 70 mais je me souviens de Paul Pontallier qui disait à Decanter, au prix que l'on demande pour nos vins, on ne peut pas risquer de changer nos méthodes de viticulture, notre vin est très bon et les gens payent pour cela, si l'on devient Bio, le vin sera évidemment différent!  Je vais essayer de retrouver l'article.

Autre exemple intéressant, je discutais avec un vigneron Bourguignon cette année et il me racontait une anecdote assez révélatrice.  Lorsqu'il travaillait pour une producteur qui se disait bio, on lui demanda d'ajouter des enzymes au vin.  Il regarde, mais attend là, des enzymes!?!?! Vraiment!!??!  Oui, oui t'inquiètes pas elles sont certifiés bio!  Tout ça parce que le domaine utilisait de la rafle et perdait trop de couleur.

Ensuite je pourrais te parler de tous les petits moments de bonheur que j'essayais de créer autour de la table avec des vignerons et viticulteur réputés, par exemple des gens qui rejetaient du Fonsalette 2007, Chateau des tours 2012 ou vigne de mon père 2002 de Ganevat disant que ces vins étaient pleins de défauts!  C'est vraiment plein de vignerons qui ne savent pas déguster ou qui pense seulement avec ce qu'il est possible de faire en laboratoire.  Vraiment parfois c'est déprimant! et c'est exactement ces "petits défauts" que Véronique aimerait plus voir dans le vin!
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Re: Éloge des défauts?

Message par Yves Martineau le Lun 24 Oct 2016 - 14:12

Fred, il me semble que par ta dernière phrase tu traduis une pensée qu'elle n'a pas exprimée dans son article. De toute évidence, ça a raisonné chez toi mais je ne suis pas certain que vous dites la même chose. En fait, je ne sais pas ce qu'elle dit vraiment, comme je l'ai noté.

Ne pas aimer un Fonsalette à l'aveugle est une chose, mais ça ne prouve rien, sauf que ces gens n'ont pas aimé le vin. Ça ne veut pas dire qu'il y avait des défauts dans le vin, ni que le vin en est meilleur pour ça. Ça ne donne pas raison non plus à V. Rivest, loin s'en faut. Comme on est copains, je me permets de te rappeller gentiment de réviser ce que sont les syllogismes et les différents sophismes mon cher! ;-)
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Re: Éloge des défauts?

Message par Frederick Blais le Lun 24 Oct 2016 - 14:30

Ah le fameux jeu des sophismes Wink LA dernière personne qui m'a sorti cela comme argument lors de discussions n'est plus mon ami ahaha
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Re: Éloge des défauts?

Message par Michel Therrien le Lun 24 Oct 2016 - 14:32

Yves aime bien manger chez Sophie....

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Re: Éloge des défauts?

Message par Vincent Messier-Lemoyne le Lun 24 Oct 2016 - 15:20

Fred, où tu as raison c’est quand tu dis que qu’on ne fait plus les vins comme avant. Cheval Blanc 1947 ne serait plus fait de la même manière (sucres résiduels, acidité volatile dans le plafond). Ce que tu sembles avancé, c’est qu’aujourd’hui, on ferait un moins grand vin dans les mêmes conditions alors que je suis convaincu du contraire.

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Re: Éloge des défauts?

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