Voyage à Bordeaux
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Re: Voyage à Bordeaux
Désolé du délai, beaucoup de boulot, voici la suite de mon compte-rendu sur notre voyage dans la région de Bordeaux avec une pointe cette fois sur la rive droite en ce Mercredi 29 Juin dernier.
Premier arrêt au Château Troplong-Mondot ou nous sommes très bien accueillis en ces lieux superbes qui surplombent un peu le village de St-Émilion, puisque le domaine est en haut de coteau et nous avons une vue incroyable. Dominant au Nord-Est de St-Émilion tout le territoire de la commune, la butte de Mondot culmine à plus de 100m d’altitude ce qui est rare pour l’appellation. L’endroit est impressionnant, très bien tenu, les employés sont fort sympathiques et l’accueil très chaleureux.
Le vignoble fait 33ha planté à 90% de Merlot et 5% chacun pour les deux Cabernets. La production moyenne est de 75,000 bouteilles du grand vin et 20,000 bouteilles du second vin appelé Mondot tout simplement. De sol argilo-calcaires en général, les vignes ont 35 ans d’âge en moyenne avec certaines parcelles dont les vignes datent des années 50.
Une superbe cuverie ultra-moderne, faite presque entièrement d’inox sauf le plancher, est vraiment impressionnante à voir. Le système informatique de thermorégulation des cuves est vraiment impressionnant.
La fermentation alcoolique se fait dans les cuves d’inox, alors que la malo se fait dans des barriques de chêne bordelaises. Le grand vin sera élevé 18 à 24 mois dans des barriques neuves à 75&. Soutirages traditionnels à la bougie et collage aux blancs d’œufs y sont aussi pratiqués.
Troplong-Mondot 2006 :La robe est foncée, le nez est très complexe, raffiné et exubérant sur les fruits rouges, le cacao, un peu de vanille et une touche balsamique. La bouche est ample, généreuse, structurée tout en n’étant pas dénuée de finesse et d’élégance. Les tannins sont fermes et bien présents mais de texture tout de même soyeuse. La finale est très longue. Un très beau vin qui se doit de reposer quelques années pour l’apprécier encore plus. Excellent.
Pour les intéressés et les bourses bien garnies, des soupers dégustations ont lieu dans une magnifique salle du château au cout variant entre 150 et 200 euros. La même salle est utilisée pour les déjeuners offerts à la chambre d’hôte magnifique du château, les coûts varient de 200 à 300 euros selon les saisons et ils y ont aussi un gite parmi les vignes pour les intéressés.
En après-midi, petite visite très sympathique et instructive au château La Conseillante, qui fête ses 140 ans cette année. Voila qui fut une des visites les plus intéressantes et agréables de la semaine. Nous y sommes accueillis par Jean-Michel Laporte lui-même. Le directeur de la propriété qui nous mentionne que des visiteurs Québécois venant de si loin méritent toute son attention pour une visite privée. Nous y avons passé beaucoup de temps à la vigne, discutant du domaine, des célèbres voisins attenants à la propriété, soit Cheval-Blanc, L’Évangile, Petrus et autres. Nous avons aussi discuté naturellement des méthodes utilisées au domaine, des cépages, Monsieur Laporte nous a expliqué de visu certaines maladies de la vigne et problèmes que nous avions sous les yeux, ce fut fort instructif avec quelqu’un de passionné qui connait véritablement sa matière.
Le vignoble fait 12 ha dont 4ha sont situés du côté de St-Émilion adjacentes à Cheval-Blanc, un vieux décret permettant à La Conseillante de revendiquer l’appellation Pomerol pour ces 4ha. L’encépagement est de 80% de Merlot et 20% de Cabernet Franc.
Les terres sont argilo-calcaires et du fait que les racines n’ont pas à travailler trop fort pour y trouver l’eau, elles ne descendent que de 2m dans le sol. Nous avons aussi beaucoup parlé des difficultés que le millésime 2011 apporte jusqu’à maintenant aux viticulteurs, un millésime ou il leur faut s’adapter continuellement. Ayant décidé de moins effeuillé et plutôt de couper seulement la nouvelle pousse de feuilles, afin de protéger la grappe du soleil et de la sécheresse qui sévissait jusque la en Juin. En bref, 2011 représente un défi à la vigne, même si le millésime sans être grand s’annonce bien.
Nous visitons ensuite le chai dont les 9 grandes cuves d’Inox actuelles en seront à leur dernier millésime et seront remplacées par 15 nouvelles plus petites cuves en béton après les vendanges de cette année. Non pas qu’ils n’étaient pas satisfaits des résultats avec les cuves d’inox mais ces nouvelles cuves plus petites en béton faciliteront le travail en vinification selon Monsieur Laporte. À noter que les cuves d’inox actuelles du domaine ont 40 ans et sont les premières à avoir été utilisées à Pomerol. L’élevage dure en moyenne 18 mois dans 80 à 100% de barriques neuves de chêne français provenant de plusieurs fournisseurs.
La Conseillante 2010 :Nous dégustons le millésime 2010 soutiré d’une barrique le matin même, quelle chance. Le nez est sur le fruit, très élégant, moyennement complexe pour l’heure. La bouche a une belle acidité, des tannins présents mais non rugueux, c’est passablement fin, élégant et raffiné. Le tout se boit déjà très bien et semble très équilibré. Naturellement je ne déguste pas souvent en barriques, c’est le moins que l’on puisse dire, mais je fus agréablement surpris de l’équilibre et de la finesse tout de même de ce vin, très prometteur.
Ce fut une visite incroyable dans un domaine de dimension humaine et raisonnable et j’en suis fort reconnaissant à Jean-Michel Laporte pour son accueil.
Premier arrêt au Château Troplong-Mondot ou nous sommes très bien accueillis en ces lieux superbes qui surplombent un peu le village de St-Émilion, puisque le domaine est en haut de coteau et nous avons une vue incroyable. Dominant au Nord-Est de St-Émilion tout le territoire de la commune, la butte de Mondot culmine à plus de 100m d’altitude ce qui est rare pour l’appellation. L’endroit est impressionnant, très bien tenu, les employés sont fort sympathiques et l’accueil très chaleureux.
Le vignoble fait 33ha planté à 90% de Merlot et 5% chacun pour les deux Cabernets. La production moyenne est de 75,000 bouteilles du grand vin et 20,000 bouteilles du second vin appelé Mondot tout simplement. De sol argilo-calcaires en général, les vignes ont 35 ans d’âge en moyenne avec certaines parcelles dont les vignes datent des années 50.
Une superbe cuverie ultra-moderne, faite presque entièrement d’inox sauf le plancher, est vraiment impressionnante à voir. Le système informatique de thermorégulation des cuves est vraiment impressionnant.
La fermentation alcoolique se fait dans les cuves d’inox, alors que la malo se fait dans des barriques de chêne bordelaises. Le grand vin sera élevé 18 à 24 mois dans des barriques neuves à 75&. Soutirages traditionnels à la bougie et collage aux blancs d’œufs y sont aussi pratiqués.
Troplong-Mondot 2006 :La robe est foncée, le nez est très complexe, raffiné et exubérant sur les fruits rouges, le cacao, un peu de vanille et une touche balsamique. La bouche est ample, généreuse, structurée tout en n’étant pas dénuée de finesse et d’élégance. Les tannins sont fermes et bien présents mais de texture tout de même soyeuse. La finale est très longue. Un très beau vin qui se doit de reposer quelques années pour l’apprécier encore plus. Excellent.
Pour les intéressés et les bourses bien garnies, des soupers dégustations ont lieu dans une magnifique salle du château au cout variant entre 150 et 200 euros. La même salle est utilisée pour les déjeuners offerts à la chambre d’hôte magnifique du château, les coûts varient de 200 à 300 euros selon les saisons et ils y ont aussi un gite parmi les vignes pour les intéressés.
En après-midi, petite visite très sympathique et instructive au château La Conseillante, qui fête ses 140 ans cette année. Voila qui fut une des visites les plus intéressantes et agréables de la semaine. Nous y sommes accueillis par Jean-Michel Laporte lui-même. Le directeur de la propriété qui nous mentionne que des visiteurs Québécois venant de si loin méritent toute son attention pour une visite privée. Nous y avons passé beaucoup de temps à la vigne, discutant du domaine, des célèbres voisins attenants à la propriété, soit Cheval-Blanc, L’Évangile, Petrus et autres. Nous avons aussi discuté naturellement des méthodes utilisées au domaine, des cépages, Monsieur Laporte nous a expliqué de visu certaines maladies de la vigne et problèmes que nous avions sous les yeux, ce fut fort instructif avec quelqu’un de passionné qui connait véritablement sa matière.
Le vignoble fait 12 ha dont 4ha sont situés du côté de St-Émilion adjacentes à Cheval-Blanc, un vieux décret permettant à La Conseillante de revendiquer l’appellation Pomerol pour ces 4ha. L’encépagement est de 80% de Merlot et 20% de Cabernet Franc.
Les terres sont argilo-calcaires et du fait que les racines n’ont pas à travailler trop fort pour y trouver l’eau, elles ne descendent que de 2m dans le sol. Nous avons aussi beaucoup parlé des difficultés que le millésime 2011 apporte jusqu’à maintenant aux viticulteurs, un millésime ou il leur faut s’adapter continuellement. Ayant décidé de moins effeuillé et plutôt de couper seulement la nouvelle pousse de feuilles, afin de protéger la grappe du soleil et de la sécheresse qui sévissait jusque la en Juin. En bref, 2011 représente un défi à la vigne, même si le millésime sans être grand s’annonce bien.
Nous visitons ensuite le chai dont les 9 grandes cuves d’Inox actuelles en seront à leur dernier millésime et seront remplacées par 15 nouvelles plus petites cuves en béton après les vendanges de cette année. Non pas qu’ils n’étaient pas satisfaits des résultats avec les cuves d’inox mais ces nouvelles cuves plus petites en béton faciliteront le travail en vinification selon Monsieur Laporte. À noter que les cuves d’inox actuelles du domaine ont 40 ans et sont les premières à avoir été utilisées à Pomerol. L’élevage dure en moyenne 18 mois dans 80 à 100% de barriques neuves de chêne français provenant de plusieurs fournisseurs.
La Conseillante 2010 :Nous dégustons le millésime 2010 soutiré d’une barrique le matin même, quelle chance. Le nez est sur le fruit, très élégant, moyennement complexe pour l’heure. La bouche a une belle acidité, des tannins présents mais non rugueux, c’est passablement fin, élégant et raffiné. Le tout se boit déjà très bien et semble très équilibré. Naturellement je ne déguste pas souvent en barriques, c’est le moins que l’on puisse dire, mais je fus agréablement surpris de l’équilibre et de la finesse tout de même de ce vin, très prometteur.
Ce fut une visite incroyable dans un domaine de dimension humaine et raisonnable et j’en suis fort reconnaissant à Jean-Michel Laporte pour son accueil.

Mario Vaillancourt- Messages: 574
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 50
Re: Voyage à Bordeaux
Ce qui me surprend c'est qu'on vous fait gouter un seul vin quasiment à chaque fois.
Y sont-tu radins à Bordeaux ?
Y sont-tu radins à Bordeaux ?

Gael Giraud- Messages: 1029
Date d'inscription: 07/06/2009
Age: 91
Localisation: Mtl-Marseille
Re: Voyage à Bordeaux
Merci Mario de prendre le temps!
Us et coutumes probablement et plus vendeur!
Mario Vaillancourt a écrit:
château La Conseillante, qui fête ses 140 ans cette année. Voila qui fut une des visites les plus intéressantes et agréables de la semaine. Nous y sommes accueillis par Jean-Michel Laporte lui-même. Le directeur de la propriété qui nous mentionne que des visiteurs Québécois venant de si loin méritent toute son attention pour une visite privée. Nous y avons passé beaucoup de temps à la vigne, discutant du domaine, des célèbres voisins attenants à la propriété, soit Cheval-Blanc, L’Évangile, Petrus et autres. Nous avons aussi discuté naturellement des méthodes utilisées au domaine, des cépages, Monsieur Laporte nous a expliqué de visu certaines maladies de la vigne et problèmes que nous avions sous les yeux, ce fut fort instructif avec quelqu’un de passionné qui connait véritablement sa matière.
Le vignoble fait 12 ha dont 4ha sont situés du côté de St-Émilion adjacentes à Cheval-Blanc, un vieux décret permettant à La Conseillante de revendiquer l’appellation Pomerol pour ces 4ha. L’encépagement est de 80% de Merlot et 20% de Cabernet Franc.
Us et coutumes probablement et plus vendeur!
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WineBoy
La dégustation à l'aveugle est une grande leçon d'humilité.

Michel Therrien- Messages: 3461
Date d'inscription: 01/06/2009
Age: 48
Localisation: Joliette
Re: Voyage à Bordeaux
merci pour le récit. Passionnant!
comme on dit: À Bordeaux il y a tout à vendre, rien à goûter et en Bourgogne il y a tout à goûter rien à vendre!!!
Marc
par Gael Giraud le Mer 3 Aoû - 21:14
Ce qui me surprend c'est qu'on vous fait gouter un seul vin quasiment à chaque fois.
Y sont-tu radins à Bordeaux ?
comme on dit: À Bordeaux il y a tout à vendre, rien à goûter et en Bourgogne il y a tout à goûter rien à vendre!!!
Marc

Marc Lamarre- Messages: 15
Date d'inscription: 20/07/2009
Age: 31
Localisation: Québec
Re: Voyage à Bordeaux
Je la retiens celle-là!
En Nouvelle-Zélande, j'ai visité plus de 30-35 vignobles en 4 mois, et là-bas tout est à goûter (parfois 15 cuvées différentes) et tout est à vendre, ou presque...
Martin
En Nouvelle-Zélande, j'ai visité plus de 30-35 vignobles en 4 mois, et là-bas tout est à goûter (parfois 15 cuvées différentes) et tout est à vendre, ou presque...
Martin
Martin Loranger- Messages: 438
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Voyage à Bordeaux
Marc Lamarre a écrit:merci pour le récit. Passionnant!par Gael Giraud le Mer 3 Aoû - 21:14
Ce qui me surprend c'est qu'on vous fait gouter un seul vin quasiment à chaque fois.
Y sont-tu radins à Bordeaux ?
comme on dit: À Bordeaux il y a tout à vendre, rien à goûter et en Bourgogne il y a tout à goûter rien à vendre!!!
Marc
Cette citation est tout à fait vraie. Je dois dire par contre que j'ai reçu quand même en général un bel accueil, un peu mieux que ce que je n'espérais, bien sur quelques visites plus commerciales et avec du personnel formé pour cela et rarement avec ''le vigneron'' ou avec ''celui qui fait le vin'', mais tout de même en général ce fut fort intéressant.
D'ailleurs j'ai encore Yquem, Angelus (avec le maitre de chai), Figeac, Lafaurie-Peyraguey et Beauséjour Bécot à vous raconter. Mes nombreuses notes manuscrites n'ont qu'à être transcrites et peaufinées un peu.
Mario

Mario Vaillancourt- Messages: 574
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 50
Re: Voyage à Bordeaux
De retour après une dizaine de jours au chalet, voici la suite de mon récit sur notre voyage à Bordeaux;
Petite visite à Sauternes cette fois avec un arrêt au Château Lafaurie-Peyraguey ou nous sommes accueillis par Eric Laramauna en cette journée du 30 Juin ou la mise en bouteille du 2e vin 2009 a lieu aujourd’hui avec la venue d’équipements mobiles de mise en bouteille.
Le Château appartient aujourd’hui encore à une mutlinationale Française oeuvrant dans le domaine de l’énergie. Les lieux entourant le Château sont très beaux et le bâtiment en lui-même est magnifique et dans un état remarquable et fort bien entretenu.
Nous avons commencé avec une visite très instructive à la vigne avec beaucoup d’explications de notre hôte sur le botrytis cynera et la pourriture noble et toutes les difficultés de vendanger que cela impose au domaine. De 5 à 11 passages sont nécessaires aux vendangeurs pour ramasser la récolte selon les différents stades d’évolution du botrytis et selon les millésimes. Une autre difficulté de vendanger à Sauternes est qu’Il faut attendre 3 jours avant de vendanger s’il y a des pluies durant les vendanges, c’est pourquoi elles peuvent s’échelonner sur de très longues périodes. Une grande adaptabilité est requise à Sauternes pour faire du vin selon les caprices de dame nature.
Le domaine compte 36ha fort bien situés avec d’illustres voisins comme Yquem, Rieussec, Rayne-Vigneau et la Tour Blanche. L’encépagement est de 90% de Sémillon, 8% de Sauvignon et 2% de Muscadelle.
Nous avons poursuivi cette visite très intéressante avec une visite du chai et de la cave. À noter qu’ils utilisent encore de très vieux pressoirs verticaux au domaine à cause de leur efficacité. Une autre chose à retenir est l’immense planification et logistique requise afin de gérer en cave les stocks de 2 millésimes, 2 vins et les vendages en petite quantité s’échelonnant sur quelques semaines.
Autre fait intéressant est la cave personnelle du domaine qui recèle des trésors datant de 1896, vraiment impressionnant à voir.
Lafaurie-Peyraguey 2004 : Un nez très aromatique sur les fruits confits, le miel, les ananas, pêches. La bouche est ronde, grasse et glycérinée avec tout de même une certaine fraîcheur tout étant riche. L’ensemble est bien équilibré et très agréable à boire. La finale est très longue, vraiment très bon.
Lafaurie-Peyraguey 2007 : Un nez fort similaire au 2004 mais la bouche est très différente, avec plus d’acidité, de fraicheur et une belle minéralité. Ça se boit tout seul. Meilleur que le 2004 pour moi. Excellent.
En après-midi, petite visite au Château d’Yquem qui fut pour moi une des faits saillants de ce voyage. Une visite de près de 2 heures tout à fait extraordinaire avec une guide passionnée, qui avait beaucoup de connaissances techniques et historiques sur le Château. L’histoire d’Yquem, le tenue des vignes, la vinification, le botrytis, tout y a passé et en détails. À noter que nous avons fait la visite avec 15 étudiants en œnologie de l’université de Bordeaux, dont quelques passionnés avec qui les questions et discussions furent fort intéressantes. Le groupe d’étudiants n’était pas homogène toutefois avec la présence de quelques étudiants qui semblaient carrément blasés et désintéressés, après tout ce n’était qu’une visite d’Yquem!!
Yquem qui est le seul cru à Sauternes avec le rang unique de Premier Cru Supérieur est dirigé depuis 2004 par Pierre Lurton qui dirige aussi le Château Cheval Blanc. En 1999, le groupe L.V.M.H. (Louis Vutton/Moet Hennessy) présidé par Bernard Arnault acquiert Château d’Yquem. L’année 2005 marque le début d’importants travaux de rénovation. Les lieux sont aujourd’hui absolument magnifiques, la vue du haut de coteau est incroyable et on se sent vraiment dans un endroit à part lorsque nous mettons les pieds au Château d’Yquem.
L’histoire d’Yquem est intimement liée à la famille de Lur Saluces qui fut propriétaire du Château de la fin du 18e siècle à 1999. Alexandre de Lur Saluces en a d’ailleurs géré la destinée pendant 35 ans.
Le domaine fait 189 ha au total et Yquem est cultivé en vignes sur 103 ha et divisé en 4 sections ou terroirs différents. L’extraordinaire variété des sols qui en résulte est un élément fondamental de la complexité finale du vin d’Yquem. Lors des vendanges, il y a 4 équipes de 40 vendangeurs pour chacune des sections qui représentent des parcelles aux sols différents. Le terroir d’Yquem est particulier et sa situation sur-élevée par rapport aux autres crus de Sauternes n’est pas étrangère au fait que ce vin est au firmament des vins de Sauternes.
De par sa situation, le Sauternais bénéficie d’un climat océanique atténué par son éloignement de la côte. Sa spécificité repose sur une alternance entre matinées brumeuses et après-midi chauds et venteux à l’automne. Cette particularité climatique permet au botrytis cynera, ce champignon parasite de la vigne de se développer et de se transformer de pourriture grise à pourriture noble.
L’encépagement est composé de 80% de sémillon, que l’on dit riche et séveux et qui fournit charpente et volume, et de 20% de Sauvignon qui apporte arômes et finesse. Chaque année sur les quelques 100 ha cultivés, 2 à 3 ha sont arrachés et laissés en jachères pendant un an afin de reposer le sol, il faudra aux nouveaux pieds au moins 5 ans afin de produire des raisins dignes d’entrer dans la vinification d’Yquem. 20 Ha sont ainsi mis au repos en permanence à chaque année.
L’entretien du sol est resté traditionnel, la vigne n’est jamais désherbée, mais constamment travaillée dans le respect des façons culturales traditionnelles : 2 chaussages et 2 déchaussages y sont pratiqués entre autres. À noter une particularité d’Yquem est la présence de 25 femmes vigneronnes qui travaillent chacune leurs parcelles tout au long de l’année.
Pour les vendanges, il faut en moyenne 5 à 6 tries étalées sur 6 semaines mais cela peut aller jusqu’à 11 passages, pour n’achever qu’en Décembre une vendage commencée en Octobre. Il est impératif que les grains soient cueillis à leur degré maximum de maturité soit 20 degrés d’alcool potentiel. À noter que le passage de 18 à 20 degrés implique une perte de 50% de la quantité de jus. Ceci explique le rendement moyen de 8 hectolitres à l’hectare en moyenne au cours des 20 dernières années.
De la vigne aux portes du chai, il s’est écoulé au maximum une heure, ou le raisin a été transporté de façon rigoureuse afin d’en protéger la fragilité des baies sur-mûries. 4 pressées sont ensuite effectuées, la première donne 75% du jus qui donne environ 19 degrés potentiels d’alcool, la deuxième représente environ 15% du jus à 21 degrés, la troisième atteindra 25 degrés. Le ‘’gâteau’’ est alors émietté, égrappé et remis dans un pressoir vertical qui finira de l’assécher. Le tout est mélangé avant d’être mis en barrique, sans jamais la moindre chaptalisation. Selon l’intensité de la récolte, on n’utilisera des presses verticales de très faibles contenances ou bien pneumatiques quand la pourriture noble est plus importante. Seulement 3 barriques par jour peuvent être produites.
La fermentation se fait en barriques neuves, de merrain de chêne, venant de forêts du centre de la France. Chaque barrique est identifiée et les lots sont suivis tous les jours par le laboratoire du domaine afin de contrôler tous les paramètres analytiques de la fermentation. Lorsque les fermentations sont arrêtées, le degré d’alcool atteint varie entre 12.5 et 14.5, avec une moyenne à 13.5 avec un sucre résiduel non transformé de 125 g/l environ.
Au printemps suivant la récolte, un pré-assemblage est effectué entre les lots afin d’harmoniser els richesses et les types de vin. Certains paramètres conduisent alors à la mise à l’écart de certains lots jugés indignes de l’étiquette. L’Yquem rejoint alors un chai souterrain ou il séjournera jusqu’à la fin de son élevage. Outre les 2 ouillages hebdomadaires, 15 soutirages seront effectués afin d’éliminer les dépôts les plus grossiers, un léger collage sera effectué pour éliminer les suspensions les plus fines.
Fait à noter, une vendange complète peut être rejetée à Yquem, 9 millésimes manquent au 20e siècle : 1910, 1915, 1930, 1951, 1952, 1964, 1972, 1974 et 1992.
Nous avons eu la chance de déguster un peu en primeur le millésime 2008 qui fut mis en bouteille quelques jours avant notre visite.
Yquem 2008 :Ce fut une de mes belles expériences de dégustation. J’essaie ici d’être objectif et neutre mais…. mon premier Yquem à vie, ma femme aussi, nous venons de faire une superbe visite, nous sommes en ces lieux mythiques, etc… Alors voici ce que j’en ai pensé à ce moment en espérant être capable de garder une certaine objectivité.
Un nez envoûtant, très élégant et fin, racé, complexe, sur les abricots et les agrumes. Des arômes confits mais beaucoup moins que les autres liquoreux. La bouche est minérale, d’une fraîcheur absolue, on perçoit une belle acidité malgré une belle rondeur mais sans aucune lourdeur. Bref, une bouche incroyable, d’une finesse et d’une élégance sans pareille avec une longueur étonnante et spectaculaire. Excellent.
Fait à noter, notre gentille hôte m’a offerte le bouchon du 2008 mais d’autres ont demandé la bouteille vide sans succès. Tout comme pour le Château Margaux, aucune indication ou panneaux routiers n’est utilisé dans les environs afin de ne pas tenter les collectionneurs de noms et de ‘’souvenirs’’.
Merci
Mario
Petite visite à Sauternes cette fois avec un arrêt au Château Lafaurie-Peyraguey ou nous sommes accueillis par Eric Laramauna en cette journée du 30 Juin ou la mise en bouteille du 2e vin 2009 a lieu aujourd’hui avec la venue d’équipements mobiles de mise en bouteille.
Le Château appartient aujourd’hui encore à une mutlinationale Française oeuvrant dans le domaine de l’énergie. Les lieux entourant le Château sont très beaux et le bâtiment en lui-même est magnifique et dans un état remarquable et fort bien entretenu.
Nous avons commencé avec une visite très instructive à la vigne avec beaucoup d’explications de notre hôte sur le botrytis cynera et la pourriture noble et toutes les difficultés de vendanger que cela impose au domaine. De 5 à 11 passages sont nécessaires aux vendangeurs pour ramasser la récolte selon les différents stades d’évolution du botrytis et selon les millésimes. Une autre difficulté de vendanger à Sauternes est qu’Il faut attendre 3 jours avant de vendanger s’il y a des pluies durant les vendanges, c’est pourquoi elles peuvent s’échelonner sur de très longues périodes. Une grande adaptabilité est requise à Sauternes pour faire du vin selon les caprices de dame nature.
Le domaine compte 36ha fort bien situés avec d’illustres voisins comme Yquem, Rieussec, Rayne-Vigneau et la Tour Blanche. L’encépagement est de 90% de Sémillon, 8% de Sauvignon et 2% de Muscadelle.
Nous avons poursuivi cette visite très intéressante avec une visite du chai et de la cave. À noter qu’ils utilisent encore de très vieux pressoirs verticaux au domaine à cause de leur efficacité. Une autre chose à retenir est l’immense planification et logistique requise afin de gérer en cave les stocks de 2 millésimes, 2 vins et les vendages en petite quantité s’échelonnant sur quelques semaines.
Autre fait intéressant est la cave personnelle du domaine qui recèle des trésors datant de 1896, vraiment impressionnant à voir.
Lafaurie-Peyraguey 2004 : Un nez très aromatique sur les fruits confits, le miel, les ananas, pêches. La bouche est ronde, grasse et glycérinée avec tout de même une certaine fraîcheur tout étant riche. L’ensemble est bien équilibré et très agréable à boire. La finale est très longue, vraiment très bon.
Lafaurie-Peyraguey 2007 : Un nez fort similaire au 2004 mais la bouche est très différente, avec plus d’acidité, de fraicheur et une belle minéralité. Ça se boit tout seul. Meilleur que le 2004 pour moi. Excellent.
En après-midi, petite visite au Château d’Yquem qui fut pour moi une des faits saillants de ce voyage. Une visite de près de 2 heures tout à fait extraordinaire avec une guide passionnée, qui avait beaucoup de connaissances techniques et historiques sur le Château. L’histoire d’Yquem, le tenue des vignes, la vinification, le botrytis, tout y a passé et en détails. À noter que nous avons fait la visite avec 15 étudiants en œnologie de l’université de Bordeaux, dont quelques passionnés avec qui les questions et discussions furent fort intéressantes. Le groupe d’étudiants n’était pas homogène toutefois avec la présence de quelques étudiants qui semblaient carrément blasés et désintéressés, après tout ce n’était qu’une visite d’Yquem!!
Yquem qui est le seul cru à Sauternes avec le rang unique de Premier Cru Supérieur est dirigé depuis 2004 par Pierre Lurton qui dirige aussi le Château Cheval Blanc. En 1999, le groupe L.V.M.H. (Louis Vutton/Moet Hennessy) présidé par Bernard Arnault acquiert Château d’Yquem. L’année 2005 marque le début d’importants travaux de rénovation. Les lieux sont aujourd’hui absolument magnifiques, la vue du haut de coteau est incroyable et on se sent vraiment dans un endroit à part lorsque nous mettons les pieds au Château d’Yquem.
L’histoire d’Yquem est intimement liée à la famille de Lur Saluces qui fut propriétaire du Château de la fin du 18e siècle à 1999. Alexandre de Lur Saluces en a d’ailleurs géré la destinée pendant 35 ans.
Le domaine fait 189 ha au total et Yquem est cultivé en vignes sur 103 ha et divisé en 4 sections ou terroirs différents. L’extraordinaire variété des sols qui en résulte est un élément fondamental de la complexité finale du vin d’Yquem. Lors des vendanges, il y a 4 équipes de 40 vendangeurs pour chacune des sections qui représentent des parcelles aux sols différents. Le terroir d’Yquem est particulier et sa situation sur-élevée par rapport aux autres crus de Sauternes n’est pas étrangère au fait que ce vin est au firmament des vins de Sauternes.
De par sa situation, le Sauternais bénéficie d’un climat océanique atténué par son éloignement de la côte. Sa spécificité repose sur une alternance entre matinées brumeuses et après-midi chauds et venteux à l’automne. Cette particularité climatique permet au botrytis cynera, ce champignon parasite de la vigne de se développer et de se transformer de pourriture grise à pourriture noble.
L’encépagement est composé de 80% de sémillon, que l’on dit riche et séveux et qui fournit charpente et volume, et de 20% de Sauvignon qui apporte arômes et finesse. Chaque année sur les quelques 100 ha cultivés, 2 à 3 ha sont arrachés et laissés en jachères pendant un an afin de reposer le sol, il faudra aux nouveaux pieds au moins 5 ans afin de produire des raisins dignes d’entrer dans la vinification d’Yquem. 20 Ha sont ainsi mis au repos en permanence à chaque année.
L’entretien du sol est resté traditionnel, la vigne n’est jamais désherbée, mais constamment travaillée dans le respect des façons culturales traditionnelles : 2 chaussages et 2 déchaussages y sont pratiqués entre autres. À noter une particularité d’Yquem est la présence de 25 femmes vigneronnes qui travaillent chacune leurs parcelles tout au long de l’année.
Pour les vendanges, il faut en moyenne 5 à 6 tries étalées sur 6 semaines mais cela peut aller jusqu’à 11 passages, pour n’achever qu’en Décembre une vendage commencée en Octobre. Il est impératif que les grains soient cueillis à leur degré maximum de maturité soit 20 degrés d’alcool potentiel. À noter que le passage de 18 à 20 degrés implique une perte de 50% de la quantité de jus. Ceci explique le rendement moyen de 8 hectolitres à l’hectare en moyenne au cours des 20 dernières années.
De la vigne aux portes du chai, il s’est écoulé au maximum une heure, ou le raisin a été transporté de façon rigoureuse afin d’en protéger la fragilité des baies sur-mûries. 4 pressées sont ensuite effectuées, la première donne 75% du jus qui donne environ 19 degrés potentiels d’alcool, la deuxième représente environ 15% du jus à 21 degrés, la troisième atteindra 25 degrés. Le ‘’gâteau’’ est alors émietté, égrappé et remis dans un pressoir vertical qui finira de l’assécher. Le tout est mélangé avant d’être mis en barrique, sans jamais la moindre chaptalisation. Selon l’intensité de la récolte, on n’utilisera des presses verticales de très faibles contenances ou bien pneumatiques quand la pourriture noble est plus importante. Seulement 3 barriques par jour peuvent être produites.
La fermentation se fait en barriques neuves, de merrain de chêne, venant de forêts du centre de la France. Chaque barrique est identifiée et les lots sont suivis tous les jours par le laboratoire du domaine afin de contrôler tous les paramètres analytiques de la fermentation. Lorsque les fermentations sont arrêtées, le degré d’alcool atteint varie entre 12.5 et 14.5, avec une moyenne à 13.5 avec un sucre résiduel non transformé de 125 g/l environ.
Au printemps suivant la récolte, un pré-assemblage est effectué entre les lots afin d’harmoniser els richesses et les types de vin. Certains paramètres conduisent alors à la mise à l’écart de certains lots jugés indignes de l’étiquette. L’Yquem rejoint alors un chai souterrain ou il séjournera jusqu’à la fin de son élevage. Outre les 2 ouillages hebdomadaires, 15 soutirages seront effectués afin d’éliminer les dépôts les plus grossiers, un léger collage sera effectué pour éliminer les suspensions les plus fines.
Fait à noter, une vendange complète peut être rejetée à Yquem, 9 millésimes manquent au 20e siècle : 1910, 1915, 1930, 1951, 1952, 1964, 1972, 1974 et 1992.
Nous avons eu la chance de déguster un peu en primeur le millésime 2008 qui fut mis en bouteille quelques jours avant notre visite.
Yquem 2008 :Ce fut une de mes belles expériences de dégustation. J’essaie ici d’être objectif et neutre mais…. mon premier Yquem à vie, ma femme aussi, nous venons de faire une superbe visite, nous sommes en ces lieux mythiques, etc… Alors voici ce que j’en ai pensé à ce moment en espérant être capable de garder une certaine objectivité.
Un nez envoûtant, très élégant et fin, racé, complexe, sur les abricots et les agrumes. Des arômes confits mais beaucoup moins que les autres liquoreux. La bouche est minérale, d’une fraîcheur absolue, on perçoit une belle acidité malgré une belle rondeur mais sans aucune lourdeur. Bref, une bouche incroyable, d’une finesse et d’une élégance sans pareille avec une longueur étonnante et spectaculaire. Excellent.
Fait à noter, notre gentille hôte m’a offerte le bouchon du 2008 mais d’autres ont demandé la bouteille vide sans succès. Tout comme pour le Château Margaux, aucune indication ou panneaux routiers n’est utilisé dans les environs afin de ne pas tenter les collectionneurs de noms et de ‘’souvenirs’’.
Merci
Mario

Mario Vaillancourt- Messages: 574
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 50
Re: Voyage à Bordeaux
Merci Mario!
Beaucoup de renseignements utiles...........surpris de lire qu'un domaine sauternais comme le Château Lafaurie-Peyraguey n'a pas son propre équipement de mise-en-bouteille!
Beaucoup de renseignements utiles...........surpris de lire qu'un domaine sauternais comme le Château Lafaurie-Peyraguey n'a pas son propre équipement de mise-en-bouteille!
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La dégustation à l'aveugle est une grande leçon d'humilité.

Michel Therrien- Messages: 3461
Date d'inscription: 01/06/2009
Age: 48
Localisation: Joliette
Re: Voyage à Bordeaux
Merci Mario pour ton assiduité et ton partage.
Ai-je bien compris qu'ils n'arrivent à presser que 3 barriques par jour? Ça ferait près de 100 jours de pressurage pour 88 500 bouteilles produites (83ha à 8hl/ha) ...
Ai-je bien compris qu'ils n'arrivent à presser que 3 barriques par jour? Ça ferait près de 100 jours de pressurage pour 88 500 bouteilles produites (83ha à 8hl/ha) ...
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"Mes goûts sont simples, je me contente aisément de ce qu'il y a de meilleur" - Winston Churchill

Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 2515
Date d'inscription: 12/05/2009
Age: 27
Localisation: Montréal
Re: Voyage à Bordeaux
Michel Therrien a écrit:Merci Mario!
Beaucoup de renseignements utiles...........surpris de lire qu'un domaine sauternais comme le Château Lafaurie-Peyraguey n'a pas son propre équipement de mise-en-bouteille!
Effectivement, c'était bel et bien de l'Équipement mobile en plein stationnement du domaine.
Mario

Mario Vaillancourt- Messages: 574
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 50
Re: Voyage à Bordeaux
Vincent Messier-Lemoyne a écrit:Merci Mario pour ton assiduité et ton partage.
Ai-je bien compris qu'ils n'arrivent à presser que 3 barriques par jour? Ça ferait près de 100 jours de pressurage pour 88 500 bouteilles produites (83ha à 8hl/ha) ...
Excellente observation Vincent. J'aurais du élaboré un peu plus, voici certaines précisions, c'est 3 barriques par jour lors de l'utilisation des pressoirs verticaux traditionnels et cela représente des journées ou la récolte est petite et ou le tri est faible. Ils peuvent en mettre plus en barrique lorsque le tri est plus important, je ne me souviens pas combien, mais plus que 3 barriques.
Ils peuvent aussi produire beacuoup plus de barriques lorsqu'ils utilisent un pressoir pneumatique qui est employé lorsque la pourriture noble est plus importante.
Ceci devrait expliquer ''mathématiquement'' la récolte.
Mais le fait demeure que vendanger, vinifier et produire du Sauternes n'est pas une mince affaire. Il appert aussi, exception faite d'Yquem j'imagine, que ce n'est pas non plus des plus lucratifs de produire du Sauternes.
Mario

Mario Vaillancourt- Messages: 574
Date d'inscription: 03/06/2009
Age: 50
Re: Voyage à Bordeaux
Merci Mario pour les explications supplémentaires.
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Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 2515
Date d'inscription: 12/05/2009
Age: 27
Localisation: Montréal
Re: Voyage à Bordeaux
Très intéressante lecture. Merci Mario.

Pierre Beauregard- Messages: 631
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Voyage à Bordeaux
Mario Vaillancourt a écrit:
Le groupe d’étudiants n’était pas homogène toutefois avec la présence de quelques étudiants qui semblaient carrément blasés et désintéressés, après tout ce n’était qu’une visite d’Yquem!!
On imagine des étudiants au conservatoire de musique, blasés lors d'une rencontre avec Mozart!!Magnifique cr Mario, une lecture très intéressante, on en redemande!!
Merci.

Yves Martineau- Messages: 1497
Date d'inscription: 07/06/2009
Localisation: Montréal
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