Les Grandes Dégustations
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Re: Les Grandes Dégustations
Patrick, ce me semble une simplification exagérée. Au-delà des styles des présentateurs, je crois que la nuance se fait davantage sur l’alignement : pour le Clos des Lambrays, des millésimes plus récents permettront de bien contraster les caractéristiques des dernières années, alors que pour le Clos des Ducs, la perspective historique sera plus grande grâce à des millésimes marquants du cru comme 1993 et 1996.
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"Mes goûts sont simples, je me contente aisément de ce qu'il y a de meilleur" - Winston Churchill

Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 1107
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Localisation: Montréal
Re: Les Grandes Dégustations
Julien Martel a écrit:J'hésite entre Angerville et Clos des Lambrays
Je sais qu'il faut faire des choix mais deux grandes dégustations à ne pas manquer!
Pour les avoir rencontré tous les deux et avoir dégusté maintes fois leurs vins........tu ne peux être déçu!
Thierry Brouin vous charmera par ces vins, sa personnalité, son calme et son humour++++
De son côté, Guillaume Marquis d'Angerville vous séduira par ces vins, par une verticale incroyable du Clos des Ducs, sa classe et sa timidité attachante (un peu comme JF Mugnier...).
Bref, pas d'hésitations avant qu'il n'y ait plus de places.
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WineBoy
La dégustation à l'aveugle est une grande leçon d'humilité.

Michel Therrien- Messages: 1326
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Re: Les Grandes Dégustations
Vincent Messier-Lemoyne a écrit:Patrick, ce me semble une simplification exagérée...
Vincent,
D'emblée, essayer de simplifier la complexité de ces deux domaines implique nécessairement de grossir - d'exagérer donc - certains traits, que ce soient ceux des vins ou du vigneron lui-même. Autrement dit, une "simplification exagérée" fait ici un peu figure de pléonasme.
Au demeurant, précisons que les vins d'un producteur reflètent très souvent le caractère de ce dernier. En cela, mon commentaire visait les deux.
Par ailleurs, sous réserve de la confirmation de Pierre, je serai à la dégusse de Clos de Lambrays avec ma douce ainsi que mes parents! Bien agréable soirée en perspective!

Patrick Desy- Messages: 430
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Les Grandes Dégustations
Patrick Desy a écrit:Autrement dit, une "simplification exagérée" fait ici un peu figure de pléonasme.
Patrick,
Sans vouloir surenchérir, ni détourner le sujet davantage, je suis en désaccord avec ce que tu viens d’écrire. Je crois que les choses peuvent être simplifiées de manière intelligente, fidèle et sensée, sans tomber dans la simplification à outrance. Là s’arrête mon commentaire. Ce sera un plaisir de vous voir à cette dégustation et peut-être même avant!
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Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 1107
Date d'inscription: 12/05/2009
Age: 25
Localisation: Montréal
Re: Les Grandes Dégustations
Superbe rencontre ce midi avec Sylvain Pitiot, le fort sympathique régisseur du Clos de Tart.
Un La Forge 2007 explosif et livrant tout son génie par son côté étonnamment accessible. La Forge 2006 plus retenu mais aussi plus profond qui gagnera à être attendu. Quant à lui, le Clos de Tart 2006 se révèle d'une grande plénitude avec son côté soyeux et élancé. Grande bouteille en devenir.
La verticale de ce soir s'annonce MÉMORABLE!
J'y reviendrai.
Un La Forge 2007 explosif et livrant tout son génie par son côté étonnamment accessible. La Forge 2006 plus retenu mais aussi plus profond qui gagnera à être attendu. Quant à lui, le Clos de Tart 2006 se révèle d'une grande plénitude avec son côté soyeux et élancé. Grande bouteille en devenir.
La verticale de ce soir s'annonce MÉMORABLE!
J'y reviendrai.

Patrick Desy- Messages: 430
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Les Grandes Dégustations
Très belle dégustation hier soir que celle organisée par Pierre avec Monsieur Sylvain Pitiot du Clos de Tart. Nous avons dégusté tout d'abord Les Forges de Tart 2006 et 2007, pour ensuite y aller avec 6 millésimes différents du grand vin, soit les Clos de Tart 2007, 2006, 2005, 2002, 2001 et 1999.
Un mot tout d'abord sur le domaine et sur la présentation informelle de Pierre et de Monsieur Pitiot:
Le domaine fondé en 1141 et qui est un monopole de 7.52 ha, n'a appartenu qu'à 3 propriétaires au cours de son histoire, dont les propriétaires actuels depuis 1932 soit la famille Momessin. Monsieur Pitiot, qui est très sympathique en passant et nous a entretenu de belle façon tout en répondant gentiment à plusieurs questions, en est le régisseur depuis 1996. Il est aussi un fameux auteur sur la bourgogne et compte à son crédit l'élaboration de cartes et d'atlas qui sont de vrais outils de référence.
Monsieur Pitiot nous a expliqué la philosophie de la maison en ce qui a trait au 2e vin Les Forges de Tart, Forges étant le nom anciennement du domaine. Le principe de 2e vin est plutôt ''bordelais'' en ce sens que ce n'est pas une pratique courante en Bourgogne. Monsieur Pitiot utilise les plus jeunes vignes du domaine qui ont moins de 25 ans pour l'élaboration des Forges de Tart. L'âge moyen des vignes au domaine étant de 60 ans. Il arrive parfois que du vin provenant de certaines parcelles de jeunes vignes soit ajouté au clos de Tart lui-même et vice-versa mais en général c'est le principe des jeunes vignes pour le 2e vin qui prévaut. Pour le grand vin, la récolte est habituellement séparée en 6 à 8 cuvées étant donné la disparité de certains sols à l'intrérieur même du clos et un assemblage est alors fait par Monsieur Pitiot pour l'élaboration finale du Grand Cru.
Les méthodes de vinification sont les mêmes pour les 2 vins, soit un égrappage à environ 90%, l'utilisation de barriques de chênes neuves à 100%, élévage en moyenne de 18 mois en barriques, des rendements sous les 30hl/ha en général, Monsieur Pitiot ne garde habituellement que 5 grappes par plant et ce autant dans les jeunes vignes que dans les plus âgés. Le domaine n'a pas sa certification bio et ne veut pas l'avoir nécessairement même si la plupart des méthodes et produits employés le sont. Ils veulent garder une marge de manoeuvre en cas de force majeure comme les attaques de mildiou. Le domaine récolte habituellement très tard et aime les vendanges à maturité ce qui fait contraste avec leur voisin au Nord le Clos des Lambrays qui vendangent souvent très tôt.
Les vins maintenant selon ma très humble évaluation:
Les Forges de Tart 2007:
Nez très expressif sur les fruits rouges, cerises. Un vin avec une belle acidité, beaucoup de fruit et de fraîcheur en bouche, se boit tout seul, très savoureux et très accessible.
Les Forges de Tart 2006:
Plus structuré et plus charpenté, on y perçoit l'empreinte du millésime. Un nez plus fermé au départ avec une bouche sérieuse, puissante, ample et de bonne longueur.
Clos de Tart 2007:
Quel beau nez très aromatique. Une bouche avec une belle acidité, des tannins soyeux et veloutés, une caresse pour le palais, beaucoup de fraîcheur et une vraie bombe de fruits. Une très agréable surprise pour moi compte tenu du millésime, un vin aussi très accessible en ce moment. Très bon.
Clos de Tart 2006:
Nez sur le moka, caramel, des notes de torréfaction et de fruits rouges aussi. Une bouche serrée avec beaucoup de structure et de matière, la masse tannique est importante mais sans excès. Une belle bouteille pour le futur, la patience est de mise. Excellent.
Clos de Tart 2005:
Un autre nez magique et complexe, caramel, café, épices, des notes boisées mais assez discrètes tout de même. La bouche est riche, dense, très puissante, les tannins sont toutefois agréables et le boisé quand même bien intégré. Le vin a une longueur exceptionnelle. Une grande bouteille. Excellent.
Clos de Tart 2002:
Nez plus évolué, des notes de sous-bois, fruits noirs, des notes terreuses aussi, le nez est très expressif, élégant et complexe. La bouche est superbe, pure et à la fois avec des saveurs riches de fruits très murs. Encore une fois ici le boisé est intégré et n'est pas du tout dérangeant. Excellent.
Clos de Tart 2001:
Une autre belle surprise que ce 2001. Au nez des épices, des notes discrètes de torréfaction, des cerises rouges. Une bouche à la fois puissante et raffinée, les tanins sont soyeux et veloutés, une longueur digne de mention. Beaucoup de fruit et de pureté. Vraiment une belle surprise et un superbe vin. Excellent.
Clos de Tart 1999:
Certains ont moins apprécié ce vin à cause d'une bouteille quelconque. De mon côté et à ma table, un peu de chance puisque nous avions une bonne bouteille et un autre excellent vin. Des notes plus évoluées, une bouche toute en finesse, assez souple mais avec de belles saveurs très précises et pures. Un peu moins long à mon sens que d'autres millésimes mais une autre belle bouteille. Très bon.
Bref, une superbe soirée, merci à Monsieur Pitiot qui était très accessible pour discuter avec tous et chacun, de même que Edith et Pierre.
Mario
Un mot tout d'abord sur le domaine et sur la présentation informelle de Pierre et de Monsieur Pitiot:
Le domaine fondé en 1141 et qui est un monopole de 7.52 ha, n'a appartenu qu'à 3 propriétaires au cours de son histoire, dont les propriétaires actuels depuis 1932 soit la famille Momessin. Monsieur Pitiot, qui est très sympathique en passant et nous a entretenu de belle façon tout en répondant gentiment à plusieurs questions, en est le régisseur depuis 1996. Il est aussi un fameux auteur sur la bourgogne et compte à son crédit l'élaboration de cartes et d'atlas qui sont de vrais outils de référence.
Monsieur Pitiot nous a expliqué la philosophie de la maison en ce qui a trait au 2e vin Les Forges de Tart, Forges étant le nom anciennement du domaine. Le principe de 2e vin est plutôt ''bordelais'' en ce sens que ce n'est pas une pratique courante en Bourgogne. Monsieur Pitiot utilise les plus jeunes vignes du domaine qui ont moins de 25 ans pour l'élaboration des Forges de Tart. L'âge moyen des vignes au domaine étant de 60 ans. Il arrive parfois que du vin provenant de certaines parcelles de jeunes vignes soit ajouté au clos de Tart lui-même et vice-versa mais en général c'est le principe des jeunes vignes pour le 2e vin qui prévaut. Pour le grand vin, la récolte est habituellement séparée en 6 à 8 cuvées étant donné la disparité de certains sols à l'intrérieur même du clos et un assemblage est alors fait par Monsieur Pitiot pour l'élaboration finale du Grand Cru.
Les méthodes de vinification sont les mêmes pour les 2 vins, soit un égrappage à environ 90%, l'utilisation de barriques de chênes neuves à 100%, élévage en moyenne de 18 mois en barriques, des rendements sous les 30hl/ha en général, Monsieur Pitiot ne garde habituellement que 5 grappes par plant et ce autant dans les jeunes vignes que dans les plus âgés. Le domaine n'a pas sa certification bio et ne veut pas l'avoir nécessairement même si la plupart des méthodes et produits employés le sont. Ils veulent garder une marge de manoeuvre en cas de force majeure comme les attaques de mildiou. Le domaine récolte habituellement très tard et aime les vendanges à maturité ce qui fait contraste avec leur voisin au Nord le Clos des Lambrays qui vendangent souvent très tôt.
Les vins maintenant selon ma très humble évaluation:
Les Forges de Tart 2007:
Nez très expressif sur les fruits rouges, cerises. Un vin avec une belle acidité, beaucoup de fruit et de fraîcheur en bouche, se boit tout seul, très savoureux et très accessible.
Les Forges de Tart 2006:
Plus structuré et plus charpenté, on y perçoit l'empreinte du millésime. Un nez plus fermé au départ avec une bouche sérieuse, puissante, ample et de bonne longueur.
Clos de Tart 2007:
Quel beau nez très aromatique. Une bouche avec une belle acidité, des tannins soyeux et veloutés, une caresse pour le palais, beaucoup de fraîcheur et une vraie bombe de fruits. Une très agréable surprise pour moi compte tenu du millésime, un vin aussi très accessible en ce moment. Très bon.
Clos de Tart 2006:
Nez sur le moka, caramel, des notes de torréfaction et de fruits rouges aussi. Une bouche serrée avec beaucoup de structure et de matière, la masse tannique est importante mais sans excès. Une belle bouteille pour le futur, la patience est de mise. Excellent.
Clos de Tart 2005:
Un autre nez magique et complexe, caramel, café, épices, des notes boisées mais assez discrètes tout de même. La bouche est riche, dense, très puissante, les tannins sont toutefois agréables et le boisé quand même bien intégré. Le vin a une longueur exceptionnelle. Une grande bouteille. Excellent.
Clos de Tart 2002:
Nez plus évolué, des notes de sous-bois, fruits noirs, des notes terreuses aussi, le nez est très expressif, élégant et complexe. La bouche est superbe, pure et à la fois avec des saveurs riches de fruits très murs. Encore une fois ici le boisé est intégré et n'est pas du tout dérangeant. Excellent.
Clos de Tart 2001:
Une autre belle surprise que ce 2001. Au nez des épices, des notes discrètes de torréfaction, des cerises rouges. Une bouche à la fois puissante et raffinée, les tanins sont soyeux et veloutés, une longueur digne de mention. Beaucoup de fruit et de pureté. Vraiment une belle surprise et un superbe vin. Excellent.
Clos de Tart 1999:
Certains ont moins apprécié ce vin à cause d'une bouteille quelconque. De mon côté et à ma table, un peu de chance puisque nous avions une bonne bouteille et un autre excellent vin. Des notes plus évoluées, une bouche toute en finesse, assez souple mais avec de belles saveurs très précises et pures. Un peu moins long à mon sens que d'autres millésimes mais une autre belle bouteille. Très bon.
Bref, une superbe soirée, merci à Monsieur Pitiot qui était très accessible pour discuter avec tous et chacun, de même que Edith et Pierre.
Mario

Mario Vaillancourt- Messages: 389
Date d'inscription: 04/06/2009
Age: 48
Re: Les Grandes Dégustations
Mario Vaillancourt a écrit:
Le domaine récolte habituellement très tard et aime les vendanges à maturité ce qui fait contraste avec leur voisin au Nord le Clos des Lambrays qui vendangent souvent très tôt.
Mario
Souvent un bon 2 semaines de différence!
Merci Mario pour l'excellent CR....
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Michel Therrien- Messages: 1326
Date d'inscription: 01/06/2009
Age: 46
Localisation: Joliette
Re: Les Grandes Dégustations
Super CR Mario merci.
Et tu pourras comparer après avoir faite celle du Clos des Lambrays!
Et tu pourras comparer après avoir faite celle du Clos des Lambrays!
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Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 1107
Date d'inscription: 12/05/2009
Age: 25
Localisation: Montréal
Re: Les Grandes Dégustations
Vincent Messier-Lemoyne a écrit:Super CR Mario merci.
!
ditto
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Je vous bois lentement, car chacune de vos gouttes est sacrée.

Frederik Boivin- Messages: 348
Date d'inscription: 02/06/2009
Age: 35
Localisation: montréal
Re: Les Grandes Dégustations
Plus qu'un seul dodo avant cette dégustation verticale de Volnay 1er cru Clos des Ducs 2006 - 2005 - 1996 - 1995 - 1993 - 1990!
Nous serons présents Natacha et moi tout comme Fred Blais, Vincent Messier-Lemoyne et Mario Vaillancourt.........d'autres y seront?
Nous serons présents Natacha et moi tout comme Fred Blais, Vincent Messier-Lemoyne et Mario Vaillancourt.........d'autres y seront?
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Michel Therrien- Messages: 1326
Date d'inscription: 01/06/2009
Age: 46
Localisation: Joliette
Re: Les Grandes Dégustations
Fred V. y sera aussi

Frederick Blais- Messages: 215
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: Les Grandes Dégustations
Un peu de lectures en préparation de cette verticale,
http://www.domainedangerville.fr/fr/nos-vins_04.html
http://www.domainedangerville.fr/fr/nos-vins_04.html
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Michel Therrien- Messages: 1326
Date d'inscription: 01/06/2009
Age: 46
Localisation: Joliette
Re: Les Grandes Dégustations
Déjeuner des plus sympathiques avec Guillaume D'Angerville ce midi, à La Montée.
Un homme d'une grande humilité, passionné par son patrimoine de vignes et complètement dédié à faire mieux.
Des vins superbes aussi!
Un Merusault Santenots 2004 irrémédiablement séduisant, ample et d'un raffinement aromatique le plaçant parmi les grands. Complètement différent du 2007 bu il y a une dizaine de jours.
En rouge, un Clos des Ducs 2006 étonnamment accessible tout en restant solide, profond et d'une pureté irréprochable. Un vin promis à un bel avenir.
Et en tombée de rideau, le remarquable Clos des Ducs 1993! Comme quoi la patience sait être bien récompensée! Une robe encore jeune et bien fixée. Un nez bouqueté de grande intensité. Une bouche tout aussi superbe, un touché soyeux et raffiné se terminant sur une longue finale aromatique. Un pur plaisir!
Magnifique soirée en perspective pour les amateurs!
Un homme d'une grande humilité, passionné par son patrimoine de vignes et complètement dédié à faire mieux.
Des vins superbes aussi!
Un Merusault Santenots 2004 irrémédiablement séduisant, ample et d'un raffinement aromatique le plaçant parmi les grands. Complètement différent du 2007 bu il y a une dizaine de jours.
En rouge, un Clos des Ducs 2006 étonnamment accessible tout en restant solide, profond et d'une pureté irréprochable. Un vin promis à un bel avenir.
Et en tombée de rideau, le remarquable Clos des Ducs 1993! Comme quoi la patience sait être bien récompensée! Une robe encore jeune et bien fixée. Un nez bouqueté de grande intensité. Une bouche tout aussi superbe, un touché soyeux et raffiné se terminant sur une longue finale aromatique. Un pur plaisir!
Magnifique soirée en perspective pour les amateurs!

Patrick Desy- Messages: 430
Date d'inscription: 03/06/2009
Re: Les Grandes Dégustations
Même si je serai présent ce soir, l'occasion du dîner était trop belle pour être manquée ...
De très beau vin, un excellent repas et une superbe rencontre.
Guillaume d’Angerville, après une formation et une carrière en finance, a pris le relais de son père décédé quelques semaines avant la vendange 2003. S’il se montre exceptionnellement respectueux envers le travail fait par ses ancêtres, son grand-père et son père étant des personnages phare du renouveau bourguignon au 20e siècle, certaines décisions ont été prises afin d’améliorer le soin apporté aux vins – replantation en massale plutôt qu’en clonale, travail en gravité, extraction plus douce et biodynamie.
Meursault 1er cru Santenots 2004 : Couleur intense, juvénile, affichant encore des reflets verts. Nez intense, sur des notes de pêche de vignes, d’ananas frais qui m’évoque davantage puligny que meursault. La bouche est ample, sans être grasse, avec beaucoup d’éclat, combinant adroitement vigueur et maturité. Finale soutenue, précise et parfumée. Excellent.
Volnay 1er cru Clos des Ducs 2006 : Nez pur et frais, d’une grande intensité et témoignant d’une complexité naissante lui conférant une originalité racée : olive mûre, encre, violette, cuir fin, mûre, encens et épices. L’attaque est riche, dense et le milieu de bouche est profond. Moins expressif en bouche, on sent une grande concentration et beaucoup de pureté. La finale est ciselée, précise, juvénile, structurelle pour l’heure. Un vin à attendre qui se livre déjà au nez et qui évoluera paisiblement. À ne pas manquer – son arrivée sur les tablettes étant prévue pour l’automne prochaine. Excellent, en l'état.
Volnay 1er cru Clos des Ducs 1993 : Si, à l’ouverture, des notes viandées occupent le haut du pavé, elles cèderont rapidement le pas à la fraise des bois en compote, le thé noir, le vieux cuir, les fleurs séchées et le bâton de cannelle. La bouche est encore concentrée, dense, mais a développé une texture vaporeuse, caressante. Des notes fruitées sont encore bien présentes, complexifiées de tonalités fumées, épicées et sauvages du plus bel effet. La finale est ample et parfumée – faisant mentir la réputation d’austérité du millésime – d’une grande longueur. Un flacon à point, quoi que rien ne presse! Superbe.
De très beau vin, un excellent repas et une superbe rencontre.
Guillaume d’Angerville, après une formation et une carrière en finance, a pris le relais de son père décédé quelques semaines avant la vendange 2003. S’il se montre exceptionnellement respectueux envers le travail fait par ses ancêtres, son grand-père et son père étant des personnages phare du renouveau bourguignon au 20e siècle, certaines décisions ont été prises afin d’améliorer le soin apporté aux vins – replantation en massale plutôt qu’en clonale, travail en gravité, extraction plus douce et biodynamie.
Meursault 1er cru Santenots 2004 : Couleur intense, juvénile, affichant encore des reflets verts. Nez intense, sur des notes de pêche de vignes, d’ananas frais qui m’évoque davantage puligny que meursault. La bouche est ample, sans être grasse, avec beaucoup d’éclat, combinant adroitement vigueur et maturité. Finale soutenue, précise et parfumée. Excellent.
Volnay 1er cru Clos des Ducs 2006 : Nez pur et frais, d’une grande intensité et témoignant d’une complexité naissante lui conférant une originalité racée : olive mûre, encre, violette, cuir fin, mûre, encens et épices. L’attaque est riche, dense et le milieu de bouche est profond. Moins expressif en bouche, on sent une grande concentration et beaucoup de pureté. La finale est ciselée, précise, juvénile, structurelle pour l’heure. Un vin à attendre qui se livre déjà au nez et qui évoluera paisiblement. À ne pas manquer – son arrivée sur les tablettes étant prévue pour l’automne prochaine. Excellent, en l'état.
Volnay 1er cru Clos des Ducs 1993 : Si, à l’ouverture, des notes viandées occupent le haut du pavé, elles cèderont rapidement le pas à la fraise des bois en compote, le thé noir, le vieux cuir, les fleurs séchées et le bâton de cannelle. La bouche est encore concentrée, dense, mais a développé une texture vaporeuse, caressante. Des notes fruitées sont encore bien présentes, complexifiées de tonalités fumées, épicées et sauvages du plus bel effet. La finale est ample et parfumée – faisant mentir la réputation d’austérité du millésime – d’une grande longueur. Un flacon à point, quoi que rien ne presse! Superbe.
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Vincent Messier-Lemoyne- Messages: 1107
Date d'inscription: 12/05/2009
Age: 25
Localisation: Montréal
Re: Les Grandes Dégustations
Cette dégustation fut en tous points fabuleuse; elle a secoué ma façon d'envisager le vieillissement des Bourgognes et m'a convaincu que le Clos des Ducs devrait être élevé au statut de Grand Cru.
Volnay premier cru Champans 2007: Robe rubis violacé rosé très brillante et limpide. Nez de confiserie, d'épinette, de cerise, de griotte. Bouche nerveuse, un peu osseuse (mais cela se corrige à l'aération), expressive et non sans finesse. Finale très fruitée (framboise, fraise) et longue. 90/100
[b]Volnay Champans 2006[/b]: Robe plus soutenue. Nez fruité de griotte, d'olive, de lilas et de violette, un peu vanillé. Bouche métallique, détaillée, un peu fumée (cette bouche est pour tout dire étrange au début, mais s'harmonise et prend un peu de chair à l'aération pour devenir plus plaisante). Finale tanique, sévère, mais longue. 90+/100
Et la verticale de Clos des Ducs:
2006: Robe plus noire que les Champans, très brillante aussi. Nez très concentré et charmeur de cerise, de groseille, de réglisse et d'estragon. Bouche concentrée, séveuse, attaque fruitée. Milieu de bouche un peu tendu, notes d'écorce. Finale tanique, longue, fumée. 91/100
2005: Robe rubis violacé noir. Nez de cerise, de framboise, de fraise, d'écorce, de vanille, de violette. BOuche pleine, tanique, minérale, très détaillée, mais difficile. Finale un peu chaude et tanique (mais veloutée néanmoins, aux tanins murs). 93+/100 (Ce vin se donne très difficilement à l'heure actuelle, mais à la lumière des vins qui suivent, il devrait éventuellement donner un 100/100 à mon échelle.
2004: Robe rubis rosé. Nez charmant de lime, de framboise, de rhubarbe avec une pointe d'arachide. Bouche délicate, mais séveuse. Finale fruitée (un peu de buis), mais expressive et assez longue. 90/100
1996 (en Magnum): Robe rubis rosé, translucide, mais brillante et pas trop évoluée. Nez très pur et très charmeur de framboise, d'encens, avec une explosion fruitée qui fait penser à du jello. Bouche fine, florale, précise qui libère des notes de câpres. Finale détaillée, fruitée, complexe, longue, acide. 95/100
1995: Robe plus noire. Nez plus compact et fruité de mûre, de bleuet, de canneberge, de thym et de poivre. Bouche très expressive et fruitée, mais tanique également. Assez fin et suave dans l'ensemble cependant. Fin de bouche sûre, complexe et très fruitée. Finale un peu moins ciselée que celle du 96 et un peu moins longue (à l'aération, le vin tient moins bien que le 96 également). 94/100.
Les 95 et 96 se sont montrés très différents des 04 et 05 par leur explosion aromatique (dire qu'il y a 9-10 ans, j'ai gaspillé deux bouteilles de 96 qui était alors fermé et ne goûtait pratiquement rien d'autre que de l'eau tanique et acide), mais la texture en bouche restait serrée et étroite. Ce sera bien différent pour le 93 et 90.
1993: Robe assez sombre (semblable à celle du 1995), mais n'affichant pas vraiment d'évolution. Nez très charmeur et concentré de bleuet, de framboise, très plein. Bouche parfaitement suave et pleine, concentrée, veloutée, incroyable de gourmandise. Finale aérienne, précise, complexe et longue. Je n'aurais jamais vraiment cru que pareil vin était possible. On s'attend normalement à ce qu'en vieillissant, le vin s'afine en texture, que les tanins se polissent et qu'il développe des arômes tertiaires qui ajoutent à la complexité tout en préservant, dans le meilleur des cas, un peu de son fruit de jeunesse. On a affaire ici, avec les 93 et 90 à des vins qui semblent avoir démultiplié leur fruit, dont la bouche est parfaitement coulante et harmonieuse, mais qui ont un fruité d'une jeunesse impossible, doublement impossible, en fait, puisqu'ils ne l'avaient pas lorsqu'ils étaient jeunes et qu'ils semblent l'avoir gagné avec l'âge. 97/100
1990: Robe encore plus noire. Nez très plein et plus secret d'écorce, de framboise, de bleuet, de fleurs, de poivre. Bouche concentrée, pleine, comme une sauce de fruit sans sucre, pesante et aérienne: c'est un vin oxymore. Finale parfaite, kaléidoscopique, comme le 93, mais plus fruitée encore, plus vivace et plus complexe. 99/100.
Comme quoi il ne faudrait jamais ouvrir un grand Bourgogne dans une grande année avant 20 ans.
Volnay premier cru Champans 2007: Robe rubis violacé rosé très brillante et limpide. Nez de confiserie, d'épinette, de cerise, de griotte. Bouche nerveuse, un peu osseuse (mais cela se corrige à l'aération), expressive et non sans finesse. Finale très fruitée (framboise, fraise) et longue. 90/100
[b]Volnay Champans 2006[/b]: Robe plus soutenue. Nez fruité de griotte, d'olive, de lilas et de violette, un peu vanillé. Bouche métallique, détaillée, un peu fumée (cette bouche est pour tout dire étrange au début, mais s'harmonise et prend un peu de chair à l'aération pour devenir plus plaisante). Finale tanique, sévère, mais longue. 90+/100
Et la verticale de Clos des Ducs:
2006: Robe plus noire que les Champans, très brillante aussi. Nez très concentré et charmeur de cerise, de groseille, de réglisse et d'estragon. Bouche concentrée, séveuse, attaque fruitée. Milieu de bouche un peu tendu, notes d'écorce. Finale tanique, longue, fumée. 91/100
2005: Robe rubis violacé noir. Nez de cerise, de framboise, de fraise, d'écorce, de vanille, de violette. BOuche pleine, tanique, minérale, très détaillée, mais difficile. Finale un peu chaude et tanique (mais veloutée néanmoins, aux tanins murs). 93+/100 (Ce vin se donne très difficilement à l'heure actuelle, mais à la lumière des vins qui suivent, il devrait éventuellement donner un 100/100 à mon échelle.
2004: Robe rubis rosé. Nez charmant de lime, de framboise, de rhubarbe avec une pointe d'arachide. Bouche délicate, mais séveuse. Finale fruitée (un peu de buis), mais expressive et assez longue. 90/100
1996 (en Magnum): Robe rubis rosé, translucide, mais brillante et pas trop évoluée. Nez très pur et très charmeur de framboise, d'encens, avec une explosion fruitée qui fait penser à du jello. Bouche fine, florale, précise qui libère des notes de câpres. Finale détaillée, fruitée, complexe, longue, acide. 95/100
1995: Robe plus noire. Nez plus compact et fruité de mûre, de bleuet, de canneberge, de thym et de poivre. Bouche très expressive et fruitée, mais tanique également. Assez fin et suave dans l'ensemble cependant. Fin de bouche sûre, complexe et très fruitée. Finale un peu moins ciselée que celle du 96 et un peu moins longue (à l'aération, le vin tient moins bien que le 96 également). 94/100.
Les 95 et 96 se sont montrés très différents des 04 et 05 par leur explosion aromatique (dire qu'il y a 9-10 ans, j'ai gaspillé deux bouteilles de 96 qui était alors fermé et ne goûtait pratiquement rien d'autre que de l'eau tanique et acide), mais la texture en bouche restait serrée et étroite. Ce sera bien différent pour le 93 et 90.
1993: Robe assez sombre (semblable à celle du 1995), mais n'affichant pas vraiment d'évolution. Nez très charmeur et concentré de bleuet, de framboise, très plein. Bouche parfaitement suave et pleine, concentrée, veloutée, incroyable de gourmandise. Finale aérienne, précise, complexe et longue. Je n'aurais jamais vraiment cru que pareil vin était possible. On s'attend normalement à ce qu'en vieillissant, le vin s'afine en texture, que les tanins se polissent et qu'il développe des arômes tertiaires qui ajoutent à la complexité tout en préservant, dans le meilleur des cas, un peu de son fruit de jeunesse. On a affaire ici, avec les 93 et 90 à des vins qui semblent avoir démultiplié leur fruit, dont la bouche est parfaitement coulante et harmonieuse, mais qui ont un fruité d'une jeunesse impossible, doublement impossible, en fait, puisqu'ils ne l'avaient pas lorsqu'ils étaient jeunes et qu'ils semblent l'avoir gagné avec l'âge. 97/100
1990: Robe encore plus noire. Nez très plein et plus secret d'écorce, de framboise, de bleuet, de fleurs, de poivre. Bouche concentrée, pleine, comme une sauce de fruit sans sucre, pesante et aérienne: c'est un vin oxymore. Finale parfaite, kaléidoscopique, comme le 93, mais plus fruitée encore, plus vivace et plus complexe. 99/100.
Comme quoi il ne faudrait jamais ouvrir un grand Bourgogne dans une grande année avant 20 ans.
Dernière édition par Franz-E. Schürch le Mar 23 Mar - 11:54, édité 1 fois

Franz-E. Schürch- Messages: 224
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